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Le Mag' de Tirawa : Carnet de voyage - Chemin de l’Inca : Un voyage mémorable vers le Machu Picchu

Chemin de l’Inca : Un voyage mémorable vers le Machu Picchu

Chemin de l’Inca : Un voyage mémorable vers le Machu Picchu

Pérou, Amériques

Et si votre prochain voyage vous emmenait sur l’un des sentiers les plus mythiques au monde ?

Qu’on l’appelle chemin de l’Inca, Qhapaq Ñan, Camino Inca ou Inca Trail, c’est une légende pour celles et ceux qui aiment la randonnée. D’abord, c’est une marche dans la superbe nature des Andes, mais c’est bien plus que ça ! C’est une traversée à travers les siècles, un itinéraire tracé par les bâtisseurs d’un empire disparu, qui serpente de cols d’altitude en forêts de nuages en passant par des vestiges oubliés. Et qui débouche sur l’un des panoramas les plus envoûtants d’Amérique du Sud. Vous rêvez de franchir la Porte du Soleil à l’aube et voir surgir le Machu Picchu dans la brume du matin ? Des générations de pèlerins vous ont précédé sur ce sentier avec ses escaliers, ses tunnels, ses ponts de bois au-dessus des rivières. Le chemin de l’Inca, c’est ça : une aventure physique et culturelle au Pérou. C’est un trek exigeant, mais accessible, à condition de bien le préparer. Tirawa vous a préparé ce guide pour vous préparer avant de partir. Quand et comment réserver votre permis ? Quel niveau physique est requis pour suivre le chemin Inca ? Comment se déroulent les 4 jours de trek étape par étape ? Comment gérer l’altitude ? Et pourquoi choisir la bonne agence influence tout à l’expérience ?


Marcher sur les traces des Incas : bien plus qu’une simple randonnée

Se connecter à l’histoire : comprendre la fonction sacrée du chemin

Le chemin de l’Inca n’est pas un sentier ordinaire. À l’apogée de l’empire, au XVe siècle, ce réseau de chemins reliait Cusco, le nombril du monde, aux quatre coins du territoire. Celui-ci s’étendait sur plus de 5000 kilomètres, de la Colombie à l’Argentine. Le Qhapaq Ñan, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, était une artère militaire, commerciale et spirituelle.

Le tronçon qui mène au Machu Picchu ne représente qu’une petite portion et de nombreux sentiers secondaires sillonnent le Pérou dans toutes les directions. Le Qhapac Nan était emprunté par les prêtres, les pèlerins et les messagers de l’empire. Quand vous avancez sur ces dalles de pierre, vous posez vos pieds dans leurs pas.

De nombreux sites archéologiques jalonnent le parcours : Llactapata, Runkurakay, Sayacmarca, Phuyupatamarca... Chacun avait une fonction précise : poste de contrôle, lieu de culte, tambo (relais), colca (grenier), etc. La présence d’un guide accompagnateur vous aide à « lire » les pierres et à comprendre les lieux que vous traversez.

Chemin Inca

Sentier Inca, le Qhapac Nan

L’émotion des paysages : de forêts de nuages aux cols andins

Le chemin de l’Inca traverse des dizaines de paysages et d’écosystèmes. La diversité des environnements parcourus en quatre jours de marche constitue une première surprise pour celles et ceux qui tentent l’expérience. C’est un condensé des panoramas spectaculaires du Pérou.

Au départ du kilomètre 82, le sentier longe le rio Vilcanota dans une vallée ouverte et aride, typique des terres andines de la région de Cusco. La végétation est rase, la lumière vive, les sommets enneigés visibles à l’horizon. Puis le chemin monte. Et tout change.

Les flancs du Llulluchupampa se couvrent d’une végétation de plus en plus dense et humide. Vous entrez dans une autre altitude comme dans un autre monde. Au col de Warmiwañusca à 4200 mètres, point culminant du trek, les vues sur la cordillère de l’Urubamba coupent le souffle, au sens propre comme au sens figuré.

La descente vers Winay Huayna vous plonge dans la forêt nuageuse et l’ambiance tropicale. Vous croisez des orchidées sauvages, des fougères arborescentes et une brume qui frôle la cime des arbres et les sommets luxuriants. Vous êtes dans une autre réalité : dense, verte et ponctuée de chants d’oiseaux.

Phuyupatamarca

Phuyupatamarca

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Chemin Inca face à la Cordillère Urubumba

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Coucher de soleil sur la Cordillère Urubumba

L’arrivée à la Porte du Soleil : l’un des plus beaux levers de soleil au monde

Le dernier matin du trek commence à l’aube. Dans la lumière du jour qui se lève, le chemin de l’Inca vous conduit une dernière fois sur ses pavés et ses escaliers, jusqu’à l’Inti Punku, la Porte du Soleil, à 2780 mètres d’altitude.

Préparez-vous à une vague d’émotion en franchissant le point de passage cérémoniel par lequel les pèlerins incas arrivaient au Machu Picchu depuis Cusco. Devant vous se déploie un point de vue magnifique. Celui que vous avez vu des dizaines de fois en photo, mais qui prend toute sa dimension exceptionnelle quand vos yeux s’y posent.

La lumière du matin commence à filtrer sur la vallée de l’Urubamba et fait scintiller le fleuve. La citadelle émerge de la brume, posée sur son éperon rocheux entre ciel et jungle. La vue vous laisse sans voix. Après trois jours de randonnée, de passage de cols, de montées et de descentes, l’arrivée par la Porte du Soleil n’a pas d’équivalent. Le chemin parcouru les jours précédents rend l’expérience encore plus belle !

Le Machu Picchu depuis la Porte du Soleil

Le Machu Picchu depuis la Porte du Soleil

Choisir sa version : le trek classique de 4 jours ou le parcours court de 2 jours

Deux grandes options s’offrent aux randonneurs qui souhaitent rejoindre le Machu Picchu à pied sur le chemin de l’Inca.

Trek classique – 4 joursParcours court – 2 jours
DépartKilomètre 82Kilomètre 104
CampementHuayllabamba, Pacaymayo, Wiñay HuaynaWiñay Huayna
DistanceEnviron 43 kmEnviron 14 km
Niveau requisBonne condition physique, habitué à la randonnée itinérantePratiquer la marche régulièrement, bonne santé générale
Sites visitésLlactapata, Sayacmarca, Phuyupatamarca, Wiñay Huayna, Intipata, Intipunku, Runkurakay et PaucarcanchaChoquesuysuy, Wiñay Huayna, Intipata, Intipunktu
Points fortsSites archéologiques jalonnant tout le parcours, diversité des paysages, immersion totaleAccessible, plus confortable, découverte de Wiñay Huayna et de l’Inti Punku
RecommandationsExigeant physiquement avec le col de Warmiwañusca à 4200 mètres notamment. Indispensable de respecter le temps d’acclimatation avant de se lancer. Possible de le parcourir en une seule journée avec passage de la porte du Soleil en début d’après-midi.
FréquentationLe trek du chemin de l’Inca est très réglementé. Le nombre de permis journaliers est strictement limité à 500 par jour, guides et porteurs inclus. En haute saison, les places partent plusieurs mois à l’avance. Il est indispensable d’anticiper la réservation au moins 6 mois en avance
Période idéaleLa saison sèche, de mai à octobre, offre les meilleures conditions. La saison des pluies (novembre à avril) rend les sentiers glissants et le trek plus difficile. Février est le seul mois de fermeture complète du sentier pour entretien.

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De nombreux sites sur le sentier de l'Inca

La préparation : les clés d’une aventure réussie et sereine

Le permis d’accès : pourquoi et comment réserver (très) longtemps à l’avance

Ce n’est pas un hasard s’il faut réserver longtemps à l’avance les treks sur le chemin de l’Inca. Le gouvernement péruvien limite strictement le nombre de randonneurs autorisés. L’objectif est clair : préserver les sites, garantir une expérience de qualité et éviter la surfréquentation. Attendre le dernier moment, c’est risquer de ne pas pouvoir faire le trek du tout.

Voilà toutes les informations pratiques à connaître.

  • Les permis sont nominatifs et liés à votre passeport. Aucun transfert, aucune modification de nom n’est possible une fois émis.
  • La réservation se fait obligatoirement via une agence agréée. Il n’est pas possible de se procurer un permis en individuel.
  • Le nombre de places est limité à 500 personnes par jour, guides et porteurs inclus.
  • Les meilleurs créneaux (mai à septembre) sont souvent complets dès janvier-février.
  • Prévoyez votre voyage au minimum 4 à 6 mois avant, idéalement plus tôt pour les périodes de haute saison.
  • Votre ticket et votre passeport en cours de validité sont indispensables le jour du départ et durant toute la durée du parcours jusqu’au Machu Picchu. Ils seront contrôlés à plusieurs reprises pendant votre progression sur le sentier.

Huayllabamba_sentier_inca

Huayllabamba

Quel niveau de condition physique est requis pour ce trek ?

Le chemin de l’Inca n’est pas un trek pour débutants. Mais il n’est pas non plus réservé aux alpinistes aguerris. Il se situe entre les deux : exigeant, soutenu, mais accessible à toute personne en bonne condition physique générale et habituée à marcher en montagne. La difficulté principale n’est pas la distance, c’est l’altitude. Le col de Warmiwañusca culmine à 4200 mètres. À cette altitude, l’effort est plus intense, la récupération plus lente, et l’organisme doit s’adapter.

Avant de vous lancer, posez-vous les bonnes questions :

☐ Je marche régulièrement.

☐ J’ai déjà réalisé des randonnées de plusieurs heures avec du dénivelé.

☐ Je n’ai pas de problèmes cardiaques ou respiratoires non contrôlés.

☐ Je suis capable de marcher 5 à 8 heures par jour pendant plusieurs jours consécutifs.

☐ Je peux porter un sac de 6 à 8 kg sur une longue journée.

☐ J’ai envie de vivre l’expérience de l’itinérance dans la nature.

☐ J’accepte de dormir en campement de toile pendant 3 nuits.

☐ J’ai le temps de passer au moins 3 jours d’acclimatation à Cusco (3400 m) avant le départ du trek.

☐ Je me suis préparé physiquement dans les semaines précédant le voyage (randonnées, cardio, sports d’endurance, renforcement des jambes et du dos).

Si vous cochez tous ces points, le chemin de l’Inca est à votre portée. Si plusieurs cases restent vides, envisagez de modifier votre projet ou de planifier une préparation sérieuse de 2 à 3 mois avant de partir.

Le mal de l’altitude : 3 conseils pour une expérience sans risque

Vous ressentirez l’altitude dès votre arrivée à Cusco. Maux de tête, légère fatigue, essoufflement à l’effort : ce sont les signes normaux d’une acclimatation en cours. Sur le chemin de l’Inca, vous monterez jusqu’à 4200 mètres au col de Warmiwañusca. S’informer pour anticiper le mal des montagnes est une condition de réussite du trek. Car il n’y a pas de règle qui détermine qui sera touché et qui ne le sera pas.

1. Prévoir une acclimatation progressive

N’arrivez pas à Cusco la veille du départ. Prévoyez au minimum 2 nuits sur place avant de commencer à marcher. Profitez-en pour visiter la ville et les autres sites de la Vallée Sacrée du Pérou comme Ollantaytambo ou Pisac. Ces excursions à des altitudes intermédiaires aident l’organisme à s’adapter progressivement.

2. Surveiller son alimentation et son hygiène de vie pendant l’acclimatation

Aidez votre corps à s’adapter. Pour cela vous devez beaucoup vous hydrater (au moins 2 à 3 litres d’eau par jour). Favorisez des repas légers et faciles à digérer. Évitez l’alcool et les efforts intenses les premiers jours. Couchez-vous tôt et dormez suffisamment. Limitez la caféine et préférez le maté Inca. L’organisme a besoin de ressources pour s’adapter : ne le sollicitez pas inutilement.

3. Consulter un médecin et utiliser les remèdes locaux

La coca est une alliée traditionnelle bien connue au Pérou : en feuilles à mâcher ou en infusion, elle aide à atténuer les symptômes de la soroche (mal des montagnes). Consultez votre médecin avant le départ pour discuter d’un traitement préventif à l’acétazolamide (Diamox). Efficace pour faciliter l’acclimatation, vous pouvez le glisser dans vos bagages et l’utiliser en cas de besoin. Si des symptômes sévères apparaissent (maux de tête intenses, vomissements, confusion), la règle est simple : descendre en altitude immédiatement.

L'info en plus de Tirawa : pendant le parcours, votre guide vous demandera régulièrement comment vous vous sentez. Parmi le matériel d’itinérance se trouve toujours une bouteille d’oxygène.

L’expérience détaillée du trek de 4 jours

Jour 1 & 2 : L’acclimatation et la montée vers le mythique « col de la femme morte »

  • Départ matinal de Cusco en transport privé : la route longe la vallée de l’Urubamba. Vous traversez des villages entourés de champs cultivés en terrasses selon les méthodes traditionnelles.
  • Kilomètre 82, point de départ officiel du chemin de l’Inca.
  • Rencontre avec l’équipe de porteurs et le cuisinier : le projet de trek devient réalité, vous vous engagez sur le sentier.
  • Traversée du rio Vilcanota et halte au site archéologique de Llactapata : après ce passage, le sentier serpente entre champs cultivés et paysages andins.
  • Arrivée au campement d’Huayllabamba (2850 m) : à proximité du seul village du circuit. Vous profitez d’une vue dégagée sur le glacier du Veronica.
  • Départ pour la deuxième journée, la plus exigeante du trek : montée longue et soutenue le long du rio Llulluchupampa, dans une végétation humide qui se densifie à mesure que l’on prend de la hauteur.
  • Passage du col de Warmiwañusca à 4200 m (le « col de la femme morte » en quechua) : point culminant du circuit. La vue sur la cordillère de l’Urubamba et les ruines de Runkurakay s’étend dans toutes les directions. Vous sentez le souffle court et les jambes fatiguées, mais le cœur léger et l’esprit comblé devant un panorama inoubliable.
  • Descente vers le campement de Pacaymayo (3550 m) : deuxième nuit de repos bien mérité au bord de la rivière.

Llactapata 

Le site inca de Llactapata

Jour 3 : La beauté des sites incas en chemin (Wiñay Huayna, Phuyupatamarca)

Le troisième jour est le plus riche en découvertes archéologiques. Pendant cette journée, le chemin de l’Inca révèle toute sa profondeur historique. Entre jungle et brume mystérieuse, ciel bleu et végétation luxuriante, une succession de sites vous attendent.

  • Runkurakay (3700 m) : relais inca de forme ovale, perché au sommet d’un éperon rocheux. Votre guide vous raconte le rôle stratégique de ce point d’étape (tambo) sur le parcours de messagers incas.
  • Sayaqmarca (3600 m) : vous accédez à ce complexe archéologique, après une descente raide. Bâtie sur un promontoire rocheux, cette petite cité surplombe le chemin de l’Inca et la région.
  • Phuyupatamarca (3600 m) (« la ville au-dessus des nuages » en quechua) : quand les conditions météo jouent le jeu, les vestiges émergent littéralement d’une étendue de brume. Un des paysages les plus singuliers et photogéniques de ce trek.
  • Wiñay Huayna (2650 m) : le site vous donne un avant-goût spectaculaire avant de visiter le Machu Picchu. Des terrasses suspendues sur les flancs de la montagne, des zones de bains cérémoniels, d’habitations et d’ateliers… Le tout en parfait état de conservation dans un décor vertigineux, vous ne regretterez pas d’avoir descendu les 2500 marches qui vous y emmènent.
  • Le dernier campement du trek se trouve à proximité du site : vous disposez d’un environnement d’exception pour votre dernière nuit sous les étoiles.

Runkurakay sur le sentier inca

Runkurakay sur le sentier inca

Jour 4 : La récompense ultime, la découverte du Machu Picchu au petit matin

Cerise sur le gâteau ou plutôt sel de Maras dans le ceviche et citron vert dans le Pisco Sour… c’est sûrement ce que vous allez ressentir en passant la porte du soleil. Parce que le Machu Picchu, tout le monde (ou presque) peut le voir. Mais le distinguer depuis l’Inti Punku après 4 jours de marche, c’est une autre histoire. Et ce sera la vôtre, pleine de moments privilégiés.

  • Se lever très tôt et se préparer dans le silence du campement de Wiñay Huayna. L’air est frais, la nuit encore noire, mais vous enfilez vos chaussures de marche avec motivation.
  • Rejoindre le point de contrôle pour l’ouverture officielle du sentier. L’excitation monte doucement en même temps que les lampes frontales dévoilent la forêt tropicale.
  • Marcher dans l’obscurité qui s’efface sur les derniers kilomètres du chemin de l’Inca. Autour de vous la forêt tropicale s’éveille doucement.
  • Franchir l’Inti Punku (la Porte du Soleil) à l’aube. S’arrêter. Regarder. Photographier. Contempler. S’asseoir. Le Machu Picchu émerge de la brume face à vous. Et vous n’en croyez pas vos yeux.
  • Descendre vers le Machu Picchu en suivant le chemin originel. Les prêtres et les dignitaires de l’Empire Inca empruntaient ce même sentier pavé. Regardez où vous posez les pieds, car vous risquez d’avoir le regard happé par la merveille du monde qui vous fait face !
  • Visiter le Machu Picchu avec votre guide. Temple du Soleil, tombeau royal, bains cérémoniels, Intihuatana, temple aux trois fenêtres, quartier résidentiel, ateliers… Vous déambulez dans ces lieux magiques. Chaque pierre taillée et posée vous raconte l’ingéniosité et le savoir-faire de la civilisation Inca.
  • Descendre en bus jusqu’au village d’Aguas Calientes pour un déjeuner bien mérité. C’est ici que vous terminez votre trek sur le chemin de l’Inca. Vous avez vécu une expérience rare. Un souvenir à entretenir.
  • Prendre le train à la gare d’Aguas Calientes jusqu’à Ollantaytambo ou Cusco. Vous observez la région défiler par la fenêtre d’abord la jungle puis les vallées et les montagnes. Le voyage se referme.

Wiñay Wayna

Wiñay Huayna, Pérou

Vivre le Chemin de l’Inca avec Tirawa : les détails qui transforment le voyage

Le guide : bien plus qu’un simple accompagnateur, un expert de la culture Inca

Sur le chemin de l’Inca, votre guide vous accompagne et vous donne les clés pour comprendre les paysages et les sites que vous traversez. Sans guide vous ne verriez pas la position stratégique de Runkurakay et son architecture pensée pour surveiller le passage. Sans guide, vous passeriez à côté des pierres habilement taillées sans les voir vraiment. Chez Tirawa, nous plaçons la qualité de l’accompagnement au cœur de nos circuits. Nous travaillons uniquement avec des guides locaux francophones, formés et passionnés pour les raisons suivantes.

  • Connaissance historique approfondie : fonctions des sites incas, organisation de l’empire, symbolique des constructions, contexte politique et religieux de chaque lieu traversé.
  • Lecture du terrain : identification des espèces végétales et animales, explication des écosystèmes traversés, de la forêt sèche des Andes à la jungle amazonienne.
  • Maîtrise de l’itinéraire : gestion du rythme, anticipation des difficultés, adaptation aux conditions météo et à l’état du groupe.
  • Médiation culturelle : présentation des porteurs et du cuisinier, explication des traditions locales, facilitation des échanges avec les communautés rencontrées.
  • Sécurité et gestion des imprévus : premiers secours, coordination avec l’équipe, prise de décision en cas de difficulté physique d’un participant.
  • Francophonie : pour garantir des échanges riches, toutes les explications, anecdotes et informations pratiques sont délivrées en français, dans toutes leurs nuances et leur profondeur.

La vie au campement : confort et gastronomie en altitude

Nuit en campement sur le chemin de l’Inca ne rime pas forcément avec nuit à la dure. Oui, vous dormez dans la nature. Mais, avec une attention portée au confort qui vous surprendra sûrement. Tirawa sélectionne des emplacements de campement parmi les meilleurs de chaque étape. Dans cet environnement exceptionnel, l’équipe s’installe pendant que vous marchez encore. À votre arrivée au camp, les tentes sont montées, l’eau chaude est prête, et le cuisinier prépare le dîner.

Les repas sont une vraie partie du voyage sur le chemin de l’Inca. La réputation de la gastronomie péruvienne n’est plus à faire et vous en profiterez aussi à la fin de votre journée de marche. Voilà un exemple de menu : soupe chaude en entrée, plat cuisiné à base de légumes, de riz ou de pommes de terre, dessert… Tout est préparé sur place, avec les moyens du terrain et des produits frais à des niveaux qui feraient rougir bien des restaurants. Le petit-déjeuner du matin, servi avant le départ, est copieux et calibré pour tenir jusqu’au déjeuner de mi-étape.

Le couchage mérite aussi notre attention. Vous dormez dans des tentes spacieuses, double paroi, avec des lits de camp ou un matelas isolant. Car une nuit réparatrice garantit une journée de marche réussie, le lendemain.

Equipe accompagnant le groupe

L'équipe lors du trek sur le sentier Inca

L’équipe de porteurs : l’éthique et le respect au cœur du voyage

Sur le chemin de l’Inca, les porteurs pourraient être invisibles si on ne leur prête pas attention. Ils partent après le groupe, arrivent au campement avant vous, montent les tentes, préparent le repas et recommencent le lendemain. Sans eux, le trek, tel que vous le vivez, n’existerait pas. Chez Tirawa, leur rôle est reconnu, leur dignité respectée, et les conditions dans lesquelles ils travaillent font partie intégrante de notre conception des circuits.

Ce que cela signifie concrètement sur le terrain :

  • Des salaires équitables : versés directement après chaque trek, supérieurs aux standards du marché.
  • Un équipement complet et adapté : vêtements techniques, chaussures de randonnée, bonnet, veste imperméable. Pas de porteurs en sandales usées sous la pluie.
  • Des conditions de vie éthiques : tentes et sacs de couchage fournis pour chaque nuit de campement et repas nutritifs complets, identiques à ceux servis aux marcheurs.
  • Une charge limitée en deçà des 25 kg autorisés par la réglementation péruvienne : pour préserver leur santé sur la durée.
  • Un recrutement local : la grande majorité des porteurs viennent des communautés andines de la région de Cusco. Accompagner les voyageurs qui se lancent sur le chemin de l’Inca fait vivre des familles entières.

FAQ

Pourquoi choisir un trek confort ?

Sur le chemin de l’Inca, le confort vous permet de profiter pleinement de chaque étape. Un bivouac bien organisé, des repas chauds et copieux, un couchage adapté aux nuits fraîches des Andes : ces détails font la différence entre une aventure épuisante et une aventure mémorable. Vous vous consacrez à marcher, découvrir et profiter sans perdre de temps ni d’énergie avec une logistique approximative. Fluidité et prestations soignées sont deux promesses tenues par Tirawa lorsque vous nous confiez l’organisation de votre circuit.

L’ambiance dans un petit groupe, est-ce vraiment différent ?

Oui, radicalement. Sur un circuit sur mesure ou en petit groupe, le rythme s’adapte aux personnes, pas l’inverse. Le guide prend le temps de s’arrêter, d’expliquer, de répondre aux questions et vous n’êtes pas un touriste anonyme pour l’équipe logistique. Les repas se partagent dans une vraie convivialité. Les rencontres entre voyageurs sont plus profondes quand on partage des cols, des campements, des matins embrumés et des panoramas improbables. Les avis des voyageurs ayant fait le chemin de l’Inca en petit groupe avec Tirawa le confirment : la dimension humaine participe à la réussite, tout comme les panoramas traversés.

Quelle est la meilleure période pour parcourir le Chemin de l’Inca ?

PériodeConditionsÀ savoir
Mai – juinSaison sèche qui s’installe, végétation encore verte après les pluiesIdéal pour les premiers treks de la saison, moins de monde qu’en juillet-août
Juillet – aoûtHaute saison, temps sec et stable, nuits froidesPermis les plus demandés. Réservation indispensable plusieurs mois à l’avance
Septembre – octobreFin de saison sèche, groupes moins nombreux, lumière magnifiqueExcellente période, souvent sous-estimée
Novembre – janvierDébut de saison des pluies, sentiers glissantsPossible, mais déconseillé. Conditions plus difficiles et vues parfois bouchées
FévrierFermeture totale du sentier pour entretien annuelAucun accès possible
Mars – avrilSaison des pluies, végétation luxurianteDéconseillé sauf pour les voyageurs expérimentés et bien équipés

À quoi ressemblent les nuits en campement pendant le trek ?

Elles sont reposantes ! Le soleil se couche tôt au Pérou, vers 18 h en moyenne. La fatigue de la journée fait le reste. Dans les Andes, on s’endort vite, on dort bien, et on se réveille avec la lumière du matin qui filtre à travers la toile. C’est l’une des douceurs de la randonnée en itinérance : se réveiller dans la nature, au calme, avant de nouvelles découvertes.

Le Chemin de l’Inca est-il une bonne idée de trek avec de jeunes enfants ?

Soyons honnêtes : non. Le chemin de l’Inca n’est pas adapté aux jeunes enfants. Plusieurs jours de marche soutenue, un col à 4200 mètres, des nuits en campement, des réveils très matinaux… ce n’est pas un programme conçu pour convertir un enfant de 8 ans à la randonnée. Surtout si votre progéniture est du genre « quand est-ce qu’on arrive ? » lorsque vous l’emmenez marcher ! Le risque de fiasco est réel et les souvenirs risquent d’être moins glorieux que prévu. Pour les adolescents sportifs, solides et déjà convertis au plaisir du voyage à pied, la version courte de 2 jours peut être envisagée. Pour les familles avec de jeunes enfants, nous conseillons plutôt un circuit au Pérou hors des sentiers battus avec des activités choisies sur mesure adaptées à tous les âges.

Si vous avez lu jusqu’ici, vous en savez déjà beaucoup sur le chemin de l’Inca. Mais finalement, il se vit mieux qu’il ne se raconte. Alors, préparez-le bien, choisissez la bonne agence pour vous accompagner et laissez faire la magie.

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