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Le Mag' de Tirawa : Carnet de voyage - Les jardins japonais : notre top 10 des plus beaux lieux à visiter à travers tout le pays

Les jardins japonais : notre top 10 des plus beaux lieux à visiter à travers tout le pays

Les jardins japonais : notre top 10 des plus beaux lieux à visiter à travers tout le pays

Japon, Asie Pacifique

Les jardins du Japon, c’est une façon singulière de comprendre la beauté.

Quand vous foulez leurs allées, vous n’êtes pas dans l’exubérance, mais dans l’équilibre. Et il se trouve partout : dans un espace de pierres et de mousse, dans le reflet d’un pin sur un étang, dans le silence d’un jardin de sable soigneusement ratissé. Les jardins japonais parlent autant à l’œil qu’à l’esprit. Ce sont des œuvres vivantes, façonnées soigneusement depuis des siècles. Ces lieux sont une réponse évidente pour les voyageurs qui se demandent que faire au Japon au-delà des temples et des villes. D’ailleurs, ils constituent souvent une expérience mémorable. De Kanazawa à la préfecture de Shimane, de l’île de Shikoku à Tokyo, voici notre sélection des dix jardins à ne manquer sous aucun prétexte.

1. Le classique à Kanazawa : l’incontournable Kenroku-en

Commençons par le Kenroku-en, sans doute le jardin le plus célèbre du Japon. Classé parmi les trois plus beaux jardins de l’archipel aux côtés du Kairaku-en et du Koraku-en d’Okayama, il s’étend sur 11,4 hectares dans la ville de Kanazawa, dans la préfecture d’Ishikawa. Son nom, qui se traduit par « jardin aux six aspects », fait référence aux six qualités du jardin idéal selon l’esthétique classique japonaise. Mémorisez-les et vous pourrez vérifier que chaque endroit visité répond à ces 6 critères que sont l’espace, la sérénité, la vénérabilité, le panorama, la subtilité et la fraîcheur.

Aménagé petit à petit à partir du XVIIe siècle par le clan Maeda, seigneurs du domaine de Kaga, il atteint sa forme définitive au XIXe siècle. Ouvert au public en 1871, c’est l’un des jardins les plus photographiés du pays, et vous comprendrez pourquoi en vous baladant au milieu de ses merveilles.

  • La lanterne Kotoji-tōrō : icône du décor, cette lanterne à deux pieds asymétriques se reflète dans l’étang Kasumiga-ike et constitue le symbole du jardin. Incontournable pour la photo au lever du jour.
  • L’étang Kasumiga-ike : plan d’eau central alimenté par un système d’irrigation ingénieux qui date du XVIIe siècle, entouré de pins soigneusement taillés.
  • La fontaine Mikazuki : curiosité historique, elle fonctionne grâce à la seule pression naturelle de l’eau, sans aucune pompe. Un chef-d’œuvre d’ingénierie de l’époque Edo.
  • Les cerisiers au printemps et les neiges d’hiver : deux saisons phares pour admirer le jardin sous des lumières radicalement différentes. En hiver, les yukizuri, ces armatures de corde protégeant les branches des pins de la neige, deviennent eux-mêmes un spectacle.
  • Accès : ½ heure à pied ou 18 minutes en bus depuis la gare de Kanazawa, arrêt Kenroku-en Shita.

Jardin Kenroku-en à Kanazawa, l’un des trois plus beaux du Japon
Jardin Kenroku-en à Kanazawa

2. L’intimité du jardin Gyokusen-en

Tout près du Kenroku-en, dans le même quartier historique de Kanazawa, se dissimule un jardin confidentiel. C’est un mouchoir de poche à côté de son illustre voisin et c’est ce qui en fait un trésor. Le Gyokusen-en a été aménagé au XVIIe siècle et est entretenu par la famille Nishida depuis le début du XXe siècle. Ouvert au public seulement depuis 1971, ce discret écrin de verdure ne s’étend que sur 2 370 m², mais chaque centimètre y est pensé avec une précision remarquable.

C’est un jardin familial, au sens propre du terme : Madame Nishida accueille elle-même les visiteurs, partage l’histoire de l’endroit et raconte des anecdotes. Elle est une hôte de choix pour vivre une cérémonie du thé au Japon dans le respect de la tradition.

  • L’étang en forme de kanji : le plan d’eau principal imite le tracé du kanji 水 qui signifie « l’eau ». De petites collines et une falaise l’entourent. Deux chutes d’eau jaillissent dans ce secteur et leur clapotis accompagne la visite.
  • Le pin Gyomatsu : un pin blanc de Corée âgé de plus de 350 ans, planté par le fondateur Naokata lui-même en hommage à ses origines.
  • La maison de thé Saisetsu-tei : l’une des plus anciennes maisons de thé de l’archipel, où se tiennent toujours des cérémonies traditionnelles sur réservation.
  • Accès : à 2 minutes à pied de l’arrêt de bus Kenroku-en-shita.

3. Le célébrissime jardin Ryōan-ji

À Kyoto, le jardin Ryōan-ji est l’un des lieux les plus singuliers que le Japon ait produits. Ce jardin zen sec (karesansui) fondé à la fin du XVe siècle dans le temple bouddhiste éponyme du nord-ouest de Kyoto, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1994. Pas de lac, pas d’arbres, pas de fleurs. Seulement quinze rochers posés sur un rectangle de sable blanc soigneusement ratissé. Et pourtant, rares sont les visiteurs qui repartent indifférents. Sa composition fascine depuis des siècles : disposés en cinq groupes de pierres, les quinze rochers sont agencés de telle façon qu’il est impossible de tous les voir simultanément depuis le bord de la véranda, quel que soit l’angle choisi.

  • Les quinze rochers : la signification exacte de cette disposition en groupe n’est toujours pas élucidée. Quelle lecture en ferez-vous ? Des tigres traversant une rivière, des îles dans l’océan, une simple perfection abstraite ou tout autre chose ?
  • Le style karesansui : c’est l’art de suggérer la nature sans la reproduire. Ce jardin sec illustre parfaitement cette expression pure du zen japonais. Le sable représente l’eau, les pierres les montagnes ou les îles.
  • Le mur d’argile : les murs vieillis qui encadrent le jardin absorbent la lumière différemment selon les heures et les saisons. Vous percevrez ce détail, surtout si vous restez un long moment ou que vous programmez votre visite le matin ou le soir. Cette luminosité changeante joue beaucoup sur l’atmosphère des lieux.
  • L’étang Kyoyochi : derrière le jardin de pierre, un grand plan d’eau historique entouré d’arbres offre un contrepoint végétal, humide et apaisé à la rigueur minérale du karesansui.
  • Accès : à environ 20 minutes en bus depuis la gare de Kyoto au nord-ouest de la ville.

Ryoanji
Jardin Ryoan-ji à Kyoto

4. Le mysticisme du Giō-ji à découvrir

Dans les hauteurs boisées d’Arashiyama, à l’ouest de Kyoto, le Giō-ji est un site plein de charme. Ce petit temple bouddhiste doit son nom à Giō, une danseuse shirabyōshi du XIIe siècle qui s’y retira après avoir été écartée des faveurs du seigneur Taira no Kiyomori. Emportez une édition du Dit du Genji dans vos bagages. Le roman a contribué à immortaliser cette histoire d’amour et de renoncement. Mais allez à Giō-ji surtout pour son jardin de mousse car il justifie le détour à lui seul.

  • Le jardin de mousse : plus d’une vingtaine d’espèces de mousses composent ce chef-d’œuvre de textures et de nuances de vert. Le jardin change de caractère selon les saisons. Plus lumineux au printemps et presque mystique sous les pluies de mousson, il devient flamboyant à koyo, lorsque les érables rougeoient en automne.
  • Les érables japonais : leurs branches forment une voûte naturelle au-dessus du sentier qui mène à la salle principale. Et cet effet de cathédrale végétale donne un caractère solennel et très esthétique à votre déambulation.
  • La salle commémorative : elle rappelle la dimension intime et humaine de l’endroit. Dans le pavillon principal, arrêtez-vous devant les statues de Giō, de sa sœur Ginyo et des autres femmes qui vécurent ici.
  • Les souvenirs à emporter : fabriquez-les vous-même, en fixant ce moment suspendu dans votre mémoire ou celle de votre appareil photo. Si vous aimez les belles images, photographiez les variations de lumière tamisée, les bambous et les érables. Ou immortalisez le camaïeu émeraude offert par la nature.
  • Accès : tout près de la bambouseraie de Sagano dans le quartier d’Arashiyama, à Kyoto.

5. La majesté du Ritsurin-kōen

Dans la ville de Takamatsu, sur l’île de Shikoku, le Ritsurin-kōen est un jardin japonais qui illustre la définition de ce mot. C’est le plus vaste à avoir reçu le label de paysage exceptionnel au Japon et il détient le titre de Trésor National du Japon. Il est considéré par nombre de spécialistes comme supérieur aux trois jardins du Japon officiellement proclamés les plus beaux du pays (à savoir le Kenroku-en, le Koraku-en et le Kairaku-en).

C’est en 1625 que débute sa construction du Ritsurin, autour de la résidence du seigneur de la province de Sanuki. Il a fallu plus d’un siècle de travaux successifs pour atteindre la forme actuelle.

  • Le style kaiyushiki : ce jardin de promenade conçu offre une succession de tableaux changeants à mesure que vous avancez. Une nouvelle vue à chaque pas. Impossible de choisir laquelle est la plus belle !
  • L’étang Nanko : vous pouvez le traverser à bord d’une barque wasen manœuvrée par un batelier en habits traditionnels. Comme un voyage au temps des seigneurs Matsudaira. Ce point d’eau est le clou du spectacle du jardin sud.
  • Les 1 400 pins noirs : certains ont plus de 300 ans et les 30 maîtres jardiniers du site les taillent avec le plus grand soin.
  • La maison de thé Kikugetsu-tei : installez-vous devant l’un des panoramas les plus parfaits de tout le parc. Boire une tasse de matcha sur la terrasse sur pilotis au bord de l’étang, c’est une expérience de tous vos sens.
  • La technique du shakkei : le « paysage emprunté », c’est l’intégration d’un élément extérieur au jardin pour une composition encore plus belle. Et ici, c’est le mont Shiun qui joue ce rôle. Il domine le parc et ses pentes boisées s’intègrent au décor. Un ajout de profondeur et de relief sublime !
  • Accès : à ¼ d’heure depuis la gare de Takamatsu en train avec la ligne Kotoku ou ½ heure de marche.

Jardin Ritsurin
Jardin Ritsurin

6. Les bambous rares du jardin Tensha-en (Uwajima)

Dans la préfecture d’Ehime, la ville portuaire d’Uwajima, au sud de Shikoku, figure peu sur les circuits au Japon classiques. Pour Tirawa c’est un passage précieux pour sortir les voyageurs des sentiers balisés. Le jardin Tensha-en a été construit par Date Munetada, septième seigneur féodal du domaine d’Uwajima, pour en faire un lieu de retraite. Ce jardin discret offre une beauté sereine. Il est tout proche du château qui mérite aussi qu’on s’y arrête.

  • Les bambous rares : l’emblème familial du clan Date représentait des bambous et des moineaux. Pour cette raison, plusieurs espèces de bambous rares ont été plantées ici et c’est une singularité botanique unique au Japon.
  • Le pont aux glycines : une glycine blanche grimpe le long de l’arche d’un pont. Elle vous offre une image spectaculaire et poétique lors de la floraison au printemps.
  • L’étang central : avec son reflet paisible au milieu des bambous, il participe à l’atmosphère de recueillement propre à ce type de jardin de retraite.
  • Balade confidentielle : Uwajima reste largement hors des circuits touristiques habituels. Alors il est fréquent de visiter ce jardin dans une quasi-solitude. Aurez-vous ce privilège ?
  • Accès : en train depuis Matsuyama (environ 1 h 30), puis à pied depuis la gare d’Uwajima.

7. Le sublime jardin Suizen-ji (Kumamoto)

Dans la ville de Kumamoto, sur l’île de Kyushu, le jardin de promenade Suizenji Jojuen joue avec l’espace d’une façon tout à fait poétique. Créé à la fin des années 1600, il a été conçu pour représenter en miniature les 53 stations de l’ancienne route Tokaido qui reliait Kyoto à Tokyo. Collines, étangs et îlots…. Chacun de ces éléments évoque une étape du voyage réel. La plus imposante colline artificielle représente le mont Fuji dans une version très réduite, mais étrangement convaincante.

L’étang central est alimenté par les sources souterraines du mont Aso, et deux ponts en pierre datant de l’ère Meiji marquent l’entrée du jardin.

  • Le mont Fuji en miniature : légèrement asymétrique et d’un vert élégant, elle constitue le point visuel au centre du jardin. Il ressemble à s’y méprendre au vrai. La photo est incontournable.
  • Le pavillon de thé : il provient du palais impérial de Kyoto et offre une vue panoramique sur l’ensemble du jardin. Asseyez-vous et contemplez ce panorama par l’un des plus apaisants de Kyushu.
  • Le sanctuaire Izumi : situé au nord du jardin, il date de 1878 et abrite les mémoires de la famille Hosokawa, fondateurs du domaine.
  • Le parc Suizenji : au-delà du jardin historique, un grand parc le prolonge. Il longe la rivière Kase et des étangs reliés par des passerelles, idéal pour une longue promenade au calme.
  • Accès : à environ 35 minutes en tram depuis la gare Japan Rail de Kumamoto, arrêt Suizenji.

jardin Suizen-ji
Le jardin Suizen-ji

8. L’automne secret du Kyōrin-bō (Shiga)

L’un des jardins les plus secrets du Japon se cache à Ōmihachiman, ville historique de la préfecture de Shiga. Entre Nagoya et Kyoto et à quelques kilomètres de l’immense lac Biwa, le temple Kyōrin-bō passe inaperçu la majeure partie de l’année. Il n’ouvre ses portes que pendant la saison des feuilles mortes, de novembre à début décembre. À ce moment de l’année, plus de 200 arbres embrasent l’ensemble du domaine de toutes les nuances de rouge, d’orange et de jaune.

  • Les rochers couverts de mousse : alignés selon un agencement de l’époque Momoyama, ils forment le cœur du jardin. Cette œuvre d’art paysagère incarne l’esthétique wabi-sabi dans toute sa simplicité.
  • Le momiji des érables : les arbres se parent de toutes les couleurs automnales en novembre et décembre. La nature donne un spectacle tout en contraste avec les bosquets de bambous verts qui les entourent.
  • Les illuminations nocturnes : elles prennent place chaque année de mi-novembre à début décembre. Le jardin se transforme alors en tableau lumineux dont les Japonais raffolent.
  • Le bâtiment d’études au toit de chaume : il date de l’époque Edo. Ce bien culturel classé par la ville constitue un élément architectural essentiel dans la composition du jardin.
  • Accès : à moins de ¼ d’heure en voiture depuis la gare d’Ōmihachiman

9. Le tableau vivant et contemporain du Musée Adachi (Shimane)

Les voyageurs étrangers fréquentent peu la campagne de la préfecture de Shimane. Et pourtant, dans cette région se trouve le magnifique et singulier musée Adachi. Les lieux n’ont pas encore trouvé de concurrent à leur hauteur pour les détrôner à la tête du classement des meilleurs jardins du Japon par la revue américaine spécialisée Sukiya Living Magazine.

Le jardin Adachi se définit comme une œuvre picturale vivante. L’aménagement des végétaux, des pierres et des plans d’eau reste inchangé depuis sa création par Adachi Zenko, homme d’affaires passionné d’art et de nature.

  • Le jardin karesansui : le jardin principal du site exprime le mouvement naturel de l’eau sans en utiliser. Comment ? Avec un rocher central représentant une montagne austère avec une cascade qui semble s’écouler dans une mer de sable blanc.
  • La technique du shakkei : comme pour le Ritsurin-kōen de Shikoku, les jardiniers sont parvenus à « emprunter » les collines environnantes. Elles se situent à plusieurs kilomètres de là, mais grâce à la couleur de la végétation, un travail de perspective et l’art expert de la taille des arbres, elles composent une toile de fond superbe.
  • Les « tableaux vivants encadrés » : des ouvertures dans les murs des salles du musée font apparaître le jardin comme une peinture, invitant les visiteurs à contempler les paysages de la même façon qu’ils regardent les œuvres d’art.
  • La collection Yokoyama Taikan : plus de 120 œuvres du maître de la peinture japonaise moderne vous attendent à l’intérieur du musée. Et en les contemplant pour comprendrez pourquoi le dialogue entre les plantes du jardin et la peinture.
  • Accès : navette gratuite depuis la gare Japan Rail de Yasugi.

Jardin du musée d'art Adachi, Matsue - Japon
Jardin du musée d'art Adachi, Matsue - Japon

10. Le havre de paix du Rikugi-en en plein cœur de Tokyo

À Tokyo, au milieu de l’agitation de la mégapole, certains jardins tiennent du miracle. Et Rikugi-en est de ceux-là. Aménagé entre 1695 et 1702 pour le shogun Tokugawa Tsunayoshi, il est désigné Site exceptionnel de première catégorie du Japon.

Ce vaste jardin se trouve au nord de la ville, dans l’arrondissement de Bunkyo. Son nom signifie « jardin aux six poèmes » et annonce son ambition : créer des points de vue pour évoquer 88 paysages célèbres, réels ou littéraires, tirés de la poésie waka. À la fois œuvre littéraire et botanique, le jardin a de quoi séduire avec ses cerisiers, ses pruniers et ses azalées. Si vous avez l’âme contemplative et que vous vous demandez que faire à Tokyo en dehors des quartiers les plus touristiques, le Rikugi-en vous propose une réponse un peu secrète.

L’étang central et son îlot Naka-no-shima : de charmants petits ponts relient les îlots du plan d’eau qui se trouve au centre du jardin.

  • Les 32 stèles de pierre : héritières des 88 points de vue originaux, elles signalent les compositions les plus remarquables du jardin. Des prétextes parfaits pour s’accorder une pause dans la promenade et admirer le paysage.
  • Les illuminations automnales : l’éclairage nocturne efface les immeubles de Tokyo et renforce l’atmosphère zen du jardin. Vous êtes à quelques stations de la foule de Shinjuku, mais vous savourez le calme.
  • La maison de thé Fukiage Chaya : dégustez un matcha et une pâtisserie dans ce décor et touchez du doigt la tradition des jardins de daimyo de l’époque Edo.
  • Accès : à 7 minutes à pied de la gare de Komagome.

Le Japon avec Tirawa, l’assurance d’un voyage intérieur et authentique

Parcourir les jardins japonais demande du temps, de la disponibilité et une bonne organisation pour s’y rendre. C’est exactement ce que Tirawa propose depuis plus de 25 ans. Spécialiste des voyages en Asie et ailleurs, l’agence a bâti au fil des années une connaissance pointue de l’archipel nippon. L’offre de circuits au Japon balaie un large éventail allant des circuits emblématiques aux recoins les plus confidentiels.

Choisir de partir au Japon avec Tirawa, c’est l’assurance de découvrir plus que les incontournables parfois trop visités. Nos équipes proposent des itinéraires originaux qui combinent les grandes étapes avec des escales insolites. Marcheurs aguerris, voyageurs avides de culture et de rencontres, familles ou aventuriers solitaires : vous trouverez la formule de voyage exclusif qui vous correspond.

  • Plus de 25 ans d’expertise sur le Japon, avec des équipes qui connaissent le pays en profondeur pour vous emmener hors des circuits habituels.
  • Accompagnement par des guides francophones ou des intervenants spécialistes de la culture nippone.
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  • Des hébergements très confortables et soigneusement sélectionnés dans toute la diversité du Japon avec des ryokans authentiques, des auberges de montagne et des adresses de charme loin des hôtels standardisés.
  • Un tourisme éthique et respectueux des populations locales et des sites visités, dans une démarche de voyage responsable cohérente avec les valeurs du Japon lui-même.
  • Des prestations soignées à chaque étape, pour une logistique maîtrisée au service d’une expérience réussie.

FAQ

Quels itinéraires proposés par Tirawa privilégier pour découvrir les merveilleux jardins du Japon ?

Des jardins japonais, il y en a dans toutes les régions du pays. Cela rend leur découverte d’autant plus riche qu’elle s’intègre à un circuit bien construit.

  • Pour un premier voyage au Japon centré sur Kyoto et la région du Kansai, le circuit Trésors du Japon de Tirawa couvre naturellement Kyoto et ses jardins zen (Ryōan-ji, Giō-ji), ainsi que Tokyo et le Rikugi-en.
  • Pour les voyageurs qui souhaitent explorer des destinations plus originales, les circuits incluant l’île de Shikoku permettent de rejoindre le Ritsurin-kōen de Takamatsu, souvent considéré comme le plus beau jardin du pays malgré sa discrétion internationale.
  • Si vous souhaitez construire votre propre itinéraire autour des jardins, Tirawa propose des voyages sur mesure au Japon. Ainsi vous organisez votre séjour en fonction des préférences, du calendrier et de votre niveau d’expérience.

Pourquoi beaucoup de beaux jardins japonais imposent-ils de s’asseoir à l’intérieur d’un bâtiment pour les regarder ?

Dans la tradition japonaise, le jardin n’est pas qu’un espace de promenade. Il est avant tout, une composition visuelle pensée pour être contemplée depuis un point fixe précis souvent la véranda d’un pavillon ou la salle d’une maison de thé.

Cette approche est liée au concept de ma, l’espace intermédiaire, et à l’idée que la beauté naît de la relation entre l’observateur et l’objet observé. S’asseoir face au jardin, dans le silence, permet de l’appréhender comme un tableau vivant plutôt que comme un décor à traverser.

Le musée Adachi en est l’exemple le plus radical. Vous ne déambulez pas dans le jardin, vous le contemplez depuis les salles à travers des ouvertures encadrées comme des tableaux. Mais le Ryōan-ji, le Giō-ji, ou encore le Gyokusen-en, fonctionnent sur le même principe. La véranda ou le pavillon de thé offrent le seul angle depuis lequel l’agencement révèle toute sa cohérence. Cette pratique japonaise vous rappelle que regarder, vraiment regarder, demande du calme et de l’intention.

Quelle est la meilleure saison pour admirer la beauté et l’esthétique des jardins japonais ?

Toutes les saisons sont les bonnes pour visiter les jardins japonais, c’est d’ailleurs une caractéristique fondamentale. Conçus pour évoluer au fil des mois, ils montrent un visage radicalement différent selon la période de l’année, et les Japonais eux-mêmes organisent leurs visites en fonction de ces transformations saisonnières.

  • Printemps (mars-avril) : les cerisiers sakura et les pruniers en fleurs transforment les jardins en tableaux roses et blancs d’une douceur irréelle. Le Kenroku-en de Kanazawa, avec ses centaines de pruniers, est particulièrement spectaculaire dès la fin février ; le Ritsurin-kōen de Takamatsu déploie quant à lui ses pruniers et ses iris au fil du printemps.
  • Été (juin-août) : souvent sous-estimée, la saison des pluies de juin donne aux jardins de mousse, comme le Giō-ji à Kyoto, une intensité de vert que nulle autre période n’égale. L’humidité exalte les textures, les reflets, le parfum des sous-bois.
  • Automne (octobre-décembre) : c’est la saison très plébiscitée, et pour cause. Les érables japonais (momiji) embrasent les jardins de rouge, d’or et d’orange. Le Kyōrin-bō de la préfecture de Shiga est sans doute le spectacle automnal le plus secret et le plus intense de notre sélection.
  • Hiver (janvier-février) : lorsque la neige tombe sur le Kenroku-en de Kanazawa ou les autres jardins du pays, les yukizuri, changent encore la silhouette des parcs. Ces armatures de corde tendues protègent les branches des pins du poids de la neige et deviennent elles-mêmes un motif graphique d’une grande beauté. Une autre vision très esthétique des jardins du Japon.

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