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Horizon : Le Mag' de Tirawa

Le Mag' de Tirawa : Carnet de voyage - Triptyque himalayen

Triptyque himalayen

Triptyque himalayen écrit par Muriel FAURE :  Le Mag' de Tirawa

Carnet de voyage rédigé par Muriel FAURE

Triptyque himalayen

Bhoutan, Népal, Inde, Asie pacifique

Revivez ce périple d'un mois à l'automne 2018 et partez pour une grande traversée au Népal, Bhoutan et en Inde

MARS 2018

Je prends mes fonctions à la direction de Tirawa. Agence reconnue pour ses prestations soignées et sa fine connaissance du terrain. Je découvre une autre particularité dès mon arrivée : la qualité exceptionnelle des relations avec les équipes locales dans près de 50 pays, responsables d’agence, guides… Relations de confiance tissées au fil des ans, qui s’appuient sur des contacts quasi-quotidiens, et des voyages de reconnaissance qui favorisent des liens solides et équilibrés.

 

Avoir la curiosité du monde c’est aussi avoir la curiosité des autres, telles pour être résumées les valeurs de Tirawa.

 

NOVEMBRE 2018

Ma première destination sera l’Himalaya. Mon premier rendez-vous sera à Kathmandu, avec Ang Tshering Sherpa, notre partenaire et ami depuis plus de 20 ans. Mais ce souvenir résonne étrangement à l’heure d’écrire ce récit, car cet incroyable entrepreneur népalais, visionnaire et investisseur, est malheureusement décédé récemment dans un accident d’hélicoptère au Nord-Est du Népal. Il était très attaché à notre partenariat et fourmillait d’idées nouvelles pour renforcer notre présence au Népal. Mais ce qu’il a bâti lui survivra, et les liens tissés avec nos partenaires népalais au fil des années sont forts et solides.

 

Trois jours dans la capitale et un rythme intense : réunions avec nos guides pour partager le bilan de la saison, visites d’hôtels et rendez-vous avec les managers pour échanger sur les attentes de nos clients, séance de travail avec le responsable technique de l’agence locale, mais également deux rencontres particulières qui m’ont marquée.

 

La première, avec le nouvel ambassadeur de France au Népal. Un homme de terrain, passionnant, à l’écoute des acteurs du voyage et de leurs problématiques, et soucieux de la qualité des relations utiles à la bonne gestion des voyageurs français au Népal.

 

La seconde, avec Uma Rai. Après 17 années comme responsable de programme à l'Unicef, Uma pilote aujourd'hui les nombreuses actions de Yeti Foundation. Une réussite à laquelle ont aussi contribué des voyageurs Tirawa, très mobilisés après le séisme en 2015. Après la reconstruction de plusieurs écoles, la fondation se mobilise aujourd’hui pour l’éducation des filles.

A droite, Uma Rai et sa collaboratrice Mon ami Sujit, précieux partenaire népalais, m’emmène visiter Kathmandu sur son scooter. A lui seul, ce moment vaut toutes les visites de la ville ! Etrange sensation de ne rien maîtriser, …. « non… non… là ça ne passera pas…. », mon visage se crispe…. Et finalement avec une aisance remarquable, Sujit se faufile dans cet étrange écosystème, qui mêle piétons, cyclistes, automobilistes, vaches, et motocyclistes, où d’un ensemble compact et figé, tout se fluidifie soudainement comme par magie, tout le monde se frôle, personne ne se touche… ou presque.

Le célèbre Buddha Stupa de Kathmandou

Entrée du Palais Royal à PatanRemarquables sculpturesRemarquables sculpteurs, les népalais perpétuent cet artisanat d'art traditionnel (ici, chapiteau d'un pilier au coeur du palais royal, à Patan).

Statues sculptées, Palais Royal, Patan

Les bains royaux

Mais le temps passe trop vite, me voici déjà en route pour l’aéroport, embarquement pour le Bhoutan sur la compagnie nationale.

 

Le vol est court. 50 minutes. Le vol est extraordinaire, on longe toute la chaine himalayenne. L’Everest s’offre à nous, simplement, magistralement. A Tirawa, on m’avait prévenue que l’arrivée à l’aéroport de Paro était impressionnante. Je comprends rapidement. On entame la descente, on plonge littéralement entre les montagnes qui nous dominent, et là commence l’approche de l’aéroport : l’avion serpente dans la vallée à vitesse réduite, la maitrise du pilote est fascinante. Je me rappelle que seuls 8 pilotes au monde sont qualifiés pour atterrir au Bhoutan, dans l’étroite vallée enchâssée dans les reliefs himalayens. Landing.

Col de Chele-La, 3988 mJe descends rapidement sur le tarmac, seul un homme en tenue occidentale costume 3 pièces me précède. Une personne, puis 2 autres se précipitent vers lui, se plient en deux, les mains au sol, les paumes vers le ciel. Est-ce l’accueil réservé à tous les voyageurs ? J’attends en vain, et je vois finalement cet homme se faufiler derrière une porte vitrée où il est écrit « VIP ». Sonam, notre guide que je retrouve à la sortie de l’aérogare et avec qui je passerai les 3 prochaines semaines, m’informe qu’il y avait un ministre dans l’avion. C’est sûr, je ne faisais pas le poids !

 

Je retrouve également Robert Dompnier, co-fondateur de Tirawa, grand spécialiste de la civilisation tibétaine, pas loin d’une centaine de séjours au Bhoutan à son actif. Il sera notre guide pour le voyage millésime, d’Ouest en Est, une grande traversée d’un petit royaume, qui, dès le pied posé sur son sol, aiguise la curiosité du voyageur.

 

Pour ma part, mon voyage au Bhoutan avait deux objectifs :

  • d’une part, vivre un voyage avec nos clients, à leur rythme, au rythme du groupe ;
  • et d’autre part, rencontrer et travailler avec nos prestataires locaux.
     

Ces deux engagements sont indispensables pour améliorer nos prestations et notre service, adapter les voyages, mieux prendre en compte et articuler les attentes des voyageurs et les contraintes locales. Je me suis donc ponctuellement éclipsée du groupe pour des réunions avec nos équipes locales, pour échanger avec les guides, visiter des hébergements et rencontrer des personnalités. Et disons-le, d’un voyage avec des clients naissent aussi des amitiés et l’envie de se retrouver pour une prochaine aventure !

Nonneries sur la route entre Paro et le col de Chele-La

Construction nouvelle dans la capitale Thiumphu, 
impressionnant échafaudages en bambou !

Célèbre col Dochula (3050 m) avec les 180 chortens

Début du Festival de DungkarLes moines sonnent l'ouverture, les 2 jeunes atsaras à gauche (clowns qui singent ce jour-là les autorités) s'amusent déjà !

Les enfants, à la fois curieux et timides, observent ces drôles de danses
depuis les étroites fenêtres des maisons traditionnelles

Danse de YamantakaYamantaka est l’émanation terrible de la divinité de la sagesse, Manjusri, qui, de son épée, tranche le voile de notre ignorance.

Les masques en bois s'attachent sur la tête et font l'objet de grands soins

La danse des chapeaux noirs, rituels de purification

La danse des chapeaux noirs sous le regard des villageois,
venus nombreux participer à des jours de fêtes
La danse des tamboursDouze hommes portant des masques d'animaux dansent en frappant un tambour à double face.

En suspension...

Foule bigarrée, public attentifLes festivals sont avant tout un moment intense et chaleureux où se retrouvent les bhoutanais. J’ai quelques voyages à mon actif, sur les différents continents, à pied, à vélo, en road trip. Chaque pays apporte son lot de surprises et d’émotions. Mais le Bhoutan occupera dorénavant une place particulière dans mon panthéon des destinations à découvrir dans sa vie.

 

Souvent, le Bhoutan est résumé à une expression, « le pays du bonheur national brut », assimilée à une marque, un slogan. C’est oublier un peu vite ce pays du cœur de l’Himalaya décline depuis 1972 (!) toute sa politique autour de quatre piliers liés au bien-être de la population – développement socio-économique, préservation de l’environnement, bonne gouvernance et vivacité culturelle. Sa technique ? Une commission de planification qui analyse les lois et projets selon les 72 indicateurs du « Gross national happiness » – le Bonheur national brut (BNB).

 

C’est à la lumière de cette histoire singulière que le voyageur comprendra l’harmonie architecturale du pays, la qualité exceptionnelle des produits agricoles et de la gastronomie, l’importance de la tenue vestimentaire quotidienne, la vivacité de l’artisanat, l’accueil chaleureux et le sentiment profond d’être le bienvenu dans ce drôle de pays.

 

C'est le moment de quitter le Bhoutan, pour une ambiance bien différente. Mon périple s’achève en Inde, à New Delhi. Là encore, c’est l’occasion de séances de travail avec nos partenaires locaux, et amis de Tirawa de très longue date. Beaucoup de sujets sont abordés, avec l’envie partagée de faire découvrir, hors des sentiers battus, l’immense diversité de l’Inde.

Tombe de Humayun, architecture d'inspiration Moghole

Moquée de Jama MasjidEdifiée en 1650 au coeur d'Old Delhi, la magnifique mosquée de Jama Masjid - la plus grande de l'Inde - se compose d'une vaste cour entourée de galeries.

L'effervescente et bouillonnante New Delhi

Immeubles dans le Old DelhiAprès un mois entre Népal, Bhoutan et Inde, retour en France.

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