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Le Mag' de Tirawa : Carnet de voyage - Que faire à Kyoto ?  Nos immanquables

Que faire à Kyoto ? Nos immanquables

Que faire à Kyoto ?  Nos immanquables écrit par Julien ERSTER :  Le Mag' de Tirawa

Idée de voyage rédigée par Julien ERSTER

Que faire à Kyoto ? Nos immanquables

Japon, Asie Pacifique

Si vous envisagez un voyage au Japon, vous vous demandez sûrement « que faire à Kyoto ? » Et la réponse ne peut pas se limiter à une liste d’endroits à voir pour un circuit réussi.

Kyoto, ancienne capitale impériale du Japon, concentre sur son territoire 17 sites inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO, 1 600 temples, 400 sanctuaires et des siècles de culture japonaise intacte. Autant vous dire que même si vous viviez sur l’archipel nippon, vous n’en feriez peut-être pas le tour… Experte des voyages au pays du Soleil Levant depuis plus de 25 ans, l’agence Tirawa vous guide à travers les lieux et expériences incontournables de cette cité d’exception. Des ruelles pavées d’Higashiyama aux bambouseraies d’Arashiyama, de l’Or du Kinkaku-Ji au marché de Nishiki, vous saurez tout pour bien choisir où flâner et comment programmer chaque journée.

L’est de Kyoto : Kiyomizu-dera et la promenade historique de Higashiyama

Le quartier d’Higashiyama est souvent le premier que l’on parcourt à Kyoto, et pour cause. Ses ruelles pavées, bordées de maisons de thé et d’échoppes traditionnelles, mènent progressivement vers l’un des temples japonais les plus emblématiques. Suivez le guide et prenez le temps de monter à pied, la promenade fait partie de la visite.

  • Gion : cœur historique de Kyoto, l’un des quartiers les mieux préservés de l’époque Edo. Maisons de thé, façades en bois sombre, lanternes allumées en soirée. Les plus chanceux croiseront peut-être une geisha ou une apprentie maiko au détour d’une ruelle.
  • Les ruelles Ninenzaka et Sannenzaka : deux voies pavées et en pente douce qui montent depuis le quartier de Gion. Boutiques d’artisanat, céramiques, thés rares, douceurs locales… Le décor garde une atmosphère feutrée tôt le matin puis s’anime en journée.
  • Temple Kiyomizu-dera : fondé à la fin du VIIIe siècle, ce complexe de sept pavillons s’accroche au flanc d’une colline boisée. Sa terrasse en bois, soutenue par 139 pilotis assemblés sans un seul clou, offre un panorama saisissant sur la ville et la végétation environnante. Au fil des saisons, le spectacle change du tout au tout : cerisiers en fleur au printemps, feuillages rougeoyants des érables momiji à l’automne. Et une source d’eau sacrée se trouve sous la terrasse pour la prospérité
  • Le chemin de la Philosophie : tracé le long d’un canal bordé de cerisiers, ce sentier de deux kilomètres relie le temple Ginkaku-ji au Nanzen-ji. Les moines zen le parcouraient en méditant. Aujourd’hui, c’est l’un des endroits les plus courus de Kyoto au moment de l’hanami.
  • Temple Nanzen-ji : accessible depuis le chemin de la Philosophie, ce berceau du zen abrite un imposant aqueduc en brique rouge qui tranche avec l’architecture environnante. L’enceinte est vaste, les jardins paisibles, et les sous-temples souvent moins fréquentés que le site principal.

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Quartier de Gion, Kyoto
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Quartier de Gion, Kyoto

Le sud emblématique : l’ascension mystique de Fushimi Inari Taisha

Ce lieu magique du sud de Kyoto, vous en avez forcément vu des images ! Avec ses portiques orange, c’est un incontournable au Japon. Fushimi Inari Taisha, ce n’est pas une simple visite. Ce sanctuaire se parcourt jusqu’au sommet du mont Inari. Et cette étape sera d’autant plus marquante pour les lève-tôt qui profiteront de l’intimité du petit matin.

  • Les tunnels de torii : des milliers de portiques vermillon s’enchaînent sur 4 km de sentier, offerts au fil des siècles par des commerçants et des fidèles en remerciement aux divinités du riz et du saké. La lumière qui filtre entre les structures crée une atmosphère unique, changeante selon l’heure.
  • Le mont Inari : l’ascension complète jusqu’au sommet (233 m) prend environ 1 h 30. Les premiers kilomètres concentrent l’essentiel des touristes. Pour retrouver le calme, continuez au-delà des premières bifurcations. La forêt s’épaissit, les temples secondaires se font plus discrets et l’atmosphère spirituelle gagne du terrain.
  • Les renards en pierre : gardiens des chemins, les kitsune sculptés portent souvent, dans la gueule, la clé du grenier à riz. Cherchez-les dans les recoins, nichés entre les torii.

Fushimi Inari Taisha
Fushimi Inari Taisha

Quel est le meilleur moment pour visiter Fushimi Inari ?

Tôt le matin, avant 8 h, ou en soirée lorsque les lumières éclairent les portiques, voilà les deux moments parfaits pour s’y rendre. En semaine, la fréquentation est moindre sur la partie haute du sentier.

Comment se rendre à Fushimi Inari ?

Le sanctuaire se rejoint en métro depuis le centre de Kyoto en une quinzaine de minutes. Une demi-journée suffit pour l’ascension, une journée entière si vous souhaitez explorer les autres temples du mont.


Où aller après ?

Reprenez le train express pour moins de 45 minutes et rejoignez Nara. Berceau de la culture et des arts japonais, elle abrite 8 sites UNESCO, dont le temple Todai-ji et son grand Bouddha en bronze de 16 mètres, plus grand bâtiment en bois du monde. Découvrir Nara au Japon, le sanctuaire de Kasuga et ses 1 000 lanternes en bronze sont des activités qui vous laisseront des souvenirs plein la tête.

L’ouest sauvage : Arashiyama, bambous et temples classés à l’UNESCO

À l’ouest de Kyoto, le quartier d’Arashiyama s’ouvre sur un paysage d’une autre nature. La civilisation s’efface, la montagne approche et la végétation prend le dessus. C’est l’un des secteurs les plus dépaysants de la capitale, à seulement 30 minutes de train de la gare Centrale. Une bouffée de verdure !

  • La bambouseraie de Sagano : quelques centaines de mètres de chemin encaissé entre des tiges de bambou qui montent à 20 mètres de hauteur. Le bruit du vent dans les feuilles, la lumière tamisée, l’impression d’être coupé du monde. Arrivez avant 8 h pour profiter du site sans la foule.
  • Le temple Tenryu-ji : classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO, ce temple zen du XIVe siècle possède l’un des jardins les plus aboutis de Kyoto. Le bassin central, les pierres disposées avec précision et les montagnes en arrière-plan forment un ensemble pensé comme un tableau.
  • Le pont Togetsukyo : enjambant la rivière Oi, ce pont en bois est le point de repère du secteur. Depuis ses planches, la vue sur les collines boisées est particulièrement saisissante en automne, lorsque les érables rougissent les versants.
  • La balade en barque sur la rivière Oi : une façon lente et silencieuse de longer les berges boisées. Les bateliers manœuvrent à la perche, comme ils le font depuis des siècles.
  • Le temple Jojakko-ji : moins fréquenté que Tenryu-ji, ce lieu saint perché dans la forêt se mérite. La montée à travers les mousses et les stèles offre une atmosphère recueillie, loin des itinéraires habituels et vous vous apprêtez à voir Kyoto hors des sentiers battus.

Banbouseraie_Arashiyama
Banbouseraie à Arashiyama

Le nord culturel : Kinkaku-ji et jardins de pierres zen

Le nord de Kyoto concentre deux lieux emblématiques de la ville, qui se trouvent sur toutes les listes de « Que faire au Japon ? ». Entre le jardin de pierres qui pousse à la contemplation et le pavillon qui semble flotter sur l’eau, à votre avis, lequel aura votre préférence ? Souvent visités à la suite, vous pouvez prévoir une matinée complète dans ce secteur.

  • Le Kinkaku-ji, pavillon d’Or : recouvertes de feuilles d’or, ses façades et balcons se reflètent sur l’étang qui l’encercle. C’est le monument le plus photographié de l’archipel, et il est encore plus beau en réalité qu’en photo ! Construit au XIVe siècle comme villa de retraite d’un shogun, il fut consacré à la pensée zen après sa mort. La lumière du matin le fait particulièrement briller.
  • Le temple Ryoan-ji : c’est ici que se trouve le jardin zen le plus célèbre du Japon, depuis le XVe siècle. Quinze pierres disposées sur un rectangle de sable blanc ratissé avec soin. Installez-vous sur la véranda en bois, observez, et laissez le silence œuvrer. Un étang entoure l’ensemble, avec un parc boisé que vous pourrez parcourir après la visite.
  • Le jardin botanique de Kyoto : le plus grand parc public de la ville, avec plus de 12 000 espèces végétales. Moins fréquenté que les parcs voisins, il offre une promenade apaisante en toute saison. Au printemps, les cerisiers et les magnolias y sont spectaculaires. En automne, les érables et les ginkgos prennent le relais.
  • Le mont Kurama : à une trentaine de minutes en train au nord de Kyoto, ce massif boisé abrite le temple Kurama-dera, accessible par un sentier de montagne qui traverse une forêt de cèdres centenaires. L’atmosphère y est dense, presque mystique. En redescendant, le village de Kibune vous attend avec ses restaurants sur pilotis au-dessus de la rivière et son ambiance tranquille.

Kinkaku-ji
Kinkaku-ji, le Pavillon d'Or, à Kyoto
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Jardin zen, Ryoan_ji, Kyoto, Japon

Le centre-ville : shopping, gastronomie et le château de Nijo

L’hypercentre de Kyoto n’est pas qu’un point de transit entre les grands points d’intérêt. C’est un secteur vivant, où l’histoire affleure dans les ruelles commerçantes et où la gastronomie locale mérite qu’on lui consacre du temps.

  • Le château Nijo-jo : construit en 1603 comme résidence du shogun Tokugawa Ieyasu, il est entouré de douves et de jardins soignés. À l’intérieur, les fameux planchers « rossignols » grincent au moindre pas, un dispositif conçu pour détecter les intrus. Ne manquez pas d’admirer les peintures murales des appartements shogounaux d’une richesse remarquable.
  • Le marché de Nishiki : surnommé « la cuisine de Kyoto », cette rue couverte et piétonne concentre toutes les spécialités culinaires japonaises. Tofu frais, marinades, douceurs traditionnelles, couteaux de cuisine… Flânez, humez, grignotez, savourez : les étals se succèdent sur près de 400 mètres.
  • Une cérémonie du thé : plusieurs maisons de Nakagyo proposent cette tradition héritée du bouddhisme zen. Le matcha est préparé et servi selon des gestes précis et codifiés des geishas et vous offre un moment d’une lenteur bienvenue.

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Chateau Nijo-jo à Kyoto
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Marché alimentaire de Nishiki à Kyoto, Japon
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Cérémonie de thé à kyoto, Japon
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Cérémonie de thé à kyoto, Japon

FAQ

Combien de jours faut-il pour visiter Kyoto ?

Trois jours constituent le minimum pour découvrir les incontournables sans courir. À ce rythme, vous verrez l’essentiel. Cinq jours permettent un rythme plus lent : vous prenez le temps de vous perdre dans une ruelle, de prolonger une pause dans un lieu spirituel, de revenir sur un endroit aperçu la veille. Pour celles et ceux qui souhaitent rayonner vers Nara ou Osaka, comptez au moins une semaine. Kyoto est une ville qui se savoure…

Quelle est la meilleure saison pour partir à Kyoto ?

  • Printemps (mars-avril) : c’est la saison du hanami, la contemplation des cerisiers en fleur. Les berges des canaux et les allées des sanctuaires se couvrent de rose et de blanc. Fin avril se tient l’Aoi Matsuri, l’un des festivals les plus importants de la région. Les participants défilent en costumes de l’époque Heian entre le Palais Impérial et la rivière Kamo avec leurs tenues ornées de feuilles de rose trémière.
  • Été (juillet-août) : juillet est marqué par le Gion Matsuri, festival historique aux processions somptueuses. En août, l’O-Bon célèbre les ancêtres et le Gozan no Okuribi illumine les cinq collines de la ville de feux rituels en forme de kanji géants.
  • Automne (octobre-novembre) : le momiji des érables et des ginkgos transforme les collines boisées en camaïeu de rouges et d’oranges. Kiyomizu-dera est particulièrement saisissant lors des illuminations nocturnes. C’est la saison préférée de nombreux voyageurs.
  • Hiver (janvier-février) : Kyoto sous la neige est d’une beauté rare. Début février, le Setsubun marque le passage vers le printemps : aux sanctuaires, vous assistez à la cérémonie du lancer de haricots porte-bonheur et aux prestations de geishas et maiko au sanctuaire Yasaka-Jinja.

Comment se déplacer facilement dans la ville ?

  • Kyoto se parcourt très bien à pied entre les secteurs proches, à vélo pour les distances moyennes, et en bus pour relier les zones plus éloignées.
  • Le réseau de bus urbains couvre la quasi-totalité des endroits touristiques avec une fréquence élevée.
  • Pour les excursions vers Osaka, utilisez le Japan Rail Pass et les liaisons express rapides et directes depuis les grandes gares.
  • Évitez la voiture : le stationnement est rare et coûteux, et la densité du réseau de transports en commun rend ce choix inutile.

Quel budget prévoir pour un séjour à Kyoto ?

Le budget varie sensiblement selon le style de voyage. Avec Tirawa, comptez à partir de 4500 € par personne pour un séjour sur mesure de 2 semaines et environ 8 000 € pour un circuit confort tout compris avec le vol et de belles prestations d’hébergements.

Kyoto ou Tokyo : laquelle choisir pour un premier voyage ?

Tout dépend de ce que vous recherchez.

  • Vous voulez vivre une immersion dans le Japon historique et spirituel ? Choisissez Kyoto, avec ses sanctuaires, ses cérémonies, ses ruelles préservées et son rythme contemplatif.
  • Vous préférez les métropoles foisonnantes et l’ultramodernité ? Tokyo va vous enchanter avec son mélange de culture pop, sa gastronomie, son architecture audacieuse et son énergie permanente.


Si vous découvrez le Japon pour la première fois et devez prendre une décision, posez-vous la question suivante : venez-vous chercher la profondeur ou la diversité ? La tradition ou la modernité ? Les deux villes se complètent plus qu’elles ne rivalisent. Prévoir de passer au moins dix jours sur Honshu vous permettra de les explorer toutes les deux. Pour vous aider à prendre une décision, retrouvez nos conseils dans notre article Que faire à Tokyo ?

Dans quel quartier loger pour être au plus près des visites ?

Le quartier de Gion et ses alentours vous placent directement au croisement des ruelles historiques, idéal pour être sur place tôt le matin. Un hôtel proche de la gare de Kyoto, offre une position pratique pour rayonner dans toutes les directions et rejoindre facilement les autres villes. Certains ryokans nichés dans les ruelles du vieux Kyoto proposent un hébergement traditionnel avec dîner kaiseki inclus. Et vous vivez une expérience complète au-delà de la simple visite.

Alors ? Maintenant que vous avez fait le plein d’idées sur « Que faire à Kyoto ? », il ne reste plus qu’à boucler votre valise…

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