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Horizon : Le Mag' de Tirawa

Le Mag' de Tirawa : Carnet de voyage - Voyage sur l'Île de Pâques

Voyage sur l'Île de Pâques

Voyage sur l'Île de Pâques écrit par Christian LEROY :  Le Mag' de Tirawa

Carnet de voyage rédigé par Christian LEROY

D'Anakena, balade vers Rano Raraku

- Voyage sur l'Île de Pâques -

Chili, Amériques

Ce matin notre plus long transfert... 20 km tranquilles sur une bonne route, nous permettent de rejoindre le site d'Ahu Nau Nau, situé à proximité de la plage  paradisiaque d'Anakena (eau bleue, palmiers, sable fin). Selon la légende c'est ici que débarqua (probablement vers l'an 900, date la plus probable de la première colonisation de l'île) Hotu Matu'a, le premier roi,  le lieu fut ensuite réservé à la royauté. On a du mal à imaginer qu'avec des pirogues des marins polynésiens aient réussi à arriver jusqu'ici, en sachant que l'île la plus proche (Pitcairn) est située à 2000 km à l'ouest. Plage d'AnekaPlage d'Anakena A Ahu Nau Nau, les statues sont plutôt de petites tailles (tout est relatif), elles sont très bien sculptées. Quatre d'entre elles, sur les sept, portent leur pukao (coiffe), cependant d'autres pukao sur le sol laissent supposer que la plateforme comptait autrefois plusieurs autres statues. C'est sur ce site que fut retrouvé intact un oeil de corail et de pierre, les statues ne devaient en être parées que pour les grandes occasions. Ce n'est pas l'envie qui nous manque de nous allonger sur ce sable blanc et d'aller piquer une tête dans cette eau limpide, mais nous ne sommes là que pour 4 jours et voulons visiter l'île au maximum. Site d'Aku Nau NauSite d'Ahu Nau NauSite d'Aku Nau NauSite d'Ahu Nau NauNous poursuivons notre balade le long de la côte, seuls face à la couleur bleu turquoise de l'océan. Notre chemin passe par la  plage d'Ovahe, tout du moins ce qu'il en reste car une forte marée a emporté une grande partie du sable, dommage car le coin encore joli devait être superbe.  Plus loin nous découvrons le site de Te Pito Kura où une pierre ronde, baptisée Te Pito te Henua (le nombril du monde) aurait été apporté par le roi Hotu Matu'a. Juste à côté, nous arpentons le site de Ahu Te Pitu Kuraun avec la plus grande statue (10m pour 82 tonnes) qui fut érigée sur une plateforme, aujourd'hui  le Moai git face contre terre et attend d'être redressé. L'île est parsemée de sites archéologiques, un vrai musée à ciel ouvert ! Ici une ancienne tour, là les vestiges d'une maison bateau, de nombreux poulaillers (structures de pierres qui peuvent mesurer jusqu'à 6 m de long 3m de large et 2 m de haut), un Moai abandonné lors du transport, ou comme à Papa Vaka la découverte de pétroglyphes. Balade le long de la côteBalade le long de la côteSite de Ahu Te Pitu KuraunSite de Ahu Te Pitu KuraunTe Pito Henua (le nombril du monde)Te Pito Henua (le nombril du monde)En début d'après-midi, nous traversons la plaine (envahie de lupins qui masquent parfois le chemin) pour rejoindre le volcanRano Raraku, lieu de l'impressionnante carrière des Moai. C'est par une entrée discrète que nous rejoignons le chemin qui mène à l'intérieur du cratère. Ranu Raraku est un cratère quasi circulaire d'environ 600 m de diamètre. Les pentes internes du Rano Rakaku contiennent de nombreux Moai inachevés. Le lac du cratère est en partie recouvert de joncs. L'endroit est très agréable et quelques personnes, allongées dans l'herbe, profitent pleinement du lieu. Une partie du site est protégée et demeure interdite aux  visiteurs. Lac du cratère du Rano RarakuLac du cratère du Rano RarakuNous poursuivons notre randonnée vers les Moai situés sur le flanc extérieur du volcan : près de 400 statues à différents stades de fabrication sont restées sur ce site et montrent l'activité exceptionnelle qui devait régner ici. De nombreuses statues se dressent inachevées et ont été partiellement ensevelies (parfois jusqu'au cou) par les mouvements du sol au fil des siècles. Certaines statues (taillées dans la roche) sont à peine commencées et ressemblent à des sculptures dans la paroi. Peut-être ont-elles été abandonnées suite à des fissures ou pour toute autre raison que nous sommes libres d'imaginer ?Moaï inachevés partiellement ensevellisMoaï inachevés partiellement ensevelis, Rano RarakuIci le mystère qui entoure les statues prend toute sa mesure, les découvrir à différents stades de fabrication est troublant. On a l'impression qu'un mystérieux événement a interrompu leur fabrication, un peu comme si tout s'était arrêté d'un seul coup. Pourquoi autant de statues en construction ? Comme si une folie collective avait provoqué un besoin subit de sculpture puis d'interruption brutale et de laisser tout en plan.

 

Lors de leur transport, certaines statues se cassaient et étaient abandonnées sur place (on en trouve presque une centaine tout le long des chemins qui partaient de la carrière jusqu'à l'ahu qui était destiné à recevoir la statue). Il n'existe pas de certitude sur la méthode employée pour le transport des statues, mais différentes expériences ont montré que cela était possible avec les moyens locaux. Moaï incahevéMoaï inachevé à Rano RarakuDe la statue agenouillée (une curiosité) du Rano Raraku, nous bénéficions d'une vue superbe sur le plus grand site de l'île : Tongariki que nous visiterons demain. Ce soir, nous ne retournons pas à notre bungalow, mais rejoignons à pied la maison de Francis située à proximité de la carrière. Nous installons notre tente et profitons pleinement du lieu autour d'un Pisco et de bonnes grillades. Francis est un personnage comme l'on en trouve lors de voyages hors des chemins battus. Un peu ancien soixante-huitard, ancien ingénieur de bord qui a vadrouillé partout, c'est un plaisir de discuter avec lui.

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