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Le Mag' de Tirawa : Carnet de voyage - L’île de Kyushu : entre volcans, histoire et nature sauvage

L’île de Kyushu : entre volcans, histoire et nature sauvage

L’île de Kyushu : entre volcans, histoire et nature sauvage écrit par Julien ERSTER :  Le Mag' de Tirawa

Carnet de voyage rédigé par Julien ERSTER

L’île de Kyushu : entre volcans, histoire et nature sauvage

Japon, Asie Pacifique

  1. Introduction
  2. 01Une terre de feu : comprendre la géographie volcanique de Kyushu
  3. 02Voyager en train à Kyushu : une expérience incontournable
  4. 03Dormir à la japonaise : Ryokans, Minshuku et nuits en temple
  5. 04Gastronomie de Kyushu
  6. 05Découverte de l’île confidentielle « Yakushima »
  7. 06FAQ

Gastronomie de Kyushu

La cuisine de Kyushu est généreuse, affirmée, parfois surprenante. Chaque préfecture a ses spécialités, et l’exploration culinaire fait partie intégrante du voyage ici. Pour tout vous dire, je me suis régalé ! Mais personne n’est déçu par la gastronomie au Japon

  • Fukuoka, l’incontournable pour les amateurs de ramen : Le tonkotsu, ce bouillon de porc crémeux avec des nouilles fines et du chashu fondant, est né ici. Impossible de passer par Hakata sans en manger un bol, de préférence dans l’un des minuscules yatai (stands de rue) qui bordent la rivière Naka le soir tombé. L’atmosphère est unique : comptoir en bois, tabourets hauts, cuisine à vue, passants qui s’arrêtent. À noter aussi le mizutaki, pot-au-feu de poulet mijoté dans un bouillon délicat, et le mentaiko, ces œufs de cabillaud pimentés qu’on étale sur un bol de riz chaud. Attention au risque d’addiction :) !

 

  • Nagasaki, la cuisine du bout du monde : Nagasaki a développé une cuisine métissée unique, héritée de ses échanges avec les marchands hollandais et portugais. Je commence par le champon d’abord, une soupe généreuse de nouilles, crevettes, calamars, tranches de porc et légumes dans un bouillon de fruits de mer. Il y a aussi les nouilles sautées aux fruits de mer, les udon revisités à la façon locale. Et pour finir, le kasutera, ou castella : une génoise moelleuse héritée des marchands portugais de l’époque Edo. Une petite friandise (et elles sont peu communes dans la gastronomie japonaise) qui m’a redonné de l’énergie après une journée de visites.

 

  • Kagoshima, haut lieu du porc kurobuta : Le porc noir de Berkshire local, élevé sur l’île depuis des siècles, est la fierté de Kagoshima. On le mange en shabu-shabu, en tonkatsu ou simplement grillé. Le point commun, peu importe le mode de cuisson, c’est sa tendreté toujours remarquable. Et pour les curieux, ne manquez pas les légumes et fruits cuits à la vapeur volcanique d’Ibusuki : la géothermie jusque dans l’assiette, voilà quelque chose qu’on ne voit pas tous les jours ! 

 

  • Kumamoto, toutes les saveurs de la terre : Kumamoto, c’est la préfecture des produits maraîchers simples et savoureux. L’orange dekopon, juteuse et sucrée, est une institution locale. Le karashi renkon, des racines de lotus farcies de moutarde japonaise et de pâte miso, panées et frites, est une spécialité insolite, à la fois croustillante et moelleuse, relevée et douce. Et pour le dessert, l’ikinari dango : une friandise suave à base de pâte de haricots rouges et de patates douces. On n’en trouve pas partout, alors si vous en croisez, achetez-en.

 

  • Saga, l’un des meilleurs wagyu du Japon : Moins médiatisée que ses voisins, la ville de Saga mérite qu’on s’y attarde, au moins pour sa cuisine. Le bœuf de Saga, moins réputé que le wagyu de Kobe, mais tout aussi persillé et fondant, est une vraie découverte. Ajoutez à ça le sashimi de calamar, le crabe takezaki, les salades d’algues fraîches et un thé vert cultivé dans les collines. Simple, local, excellent.

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