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Le Mag' de Tirawa : Carnet de voyage - Entre Irian Jaya et Moluques

Entre Irian Jaya et Moluques

Entre Irian Jaya et Moluques écrit par Christian JUNI :  Le Mag' de Tirawa

Carnet de voyage rédigé par Christian JUNI

Entre Irian Jaya et Moluques

Indonésie, Asie Pacifique

  1. 01A la recherche d'insolites et de nouveautés
  2. 02L'aventure a commencé !
  3. 03Découverte de la Baie de Lakahia
  4. 04Vers la Baie de Triton
  5. 05A la découverte du lac inconnu et la baie de Triton
  6. 06Randonnée en forêt équatoriale
  7. 07Le long de la côte de l'Irian Jaya
  8. 08Vers les Monts Kumafa
  9. 09Safari Kangourous
  10. 10Premier contact avec les Moluques
  11. 11Banda
  12. 12Poursuite de la découverte de Banda
  13. 13Ascension du Gunung Api
  14. 14Dernier jour dans l'archipel de Banda
  15. 15Escale à Ambon
  16. 16Kelang et Boano Islands
  17. 17Une journée particulière
  18. 18Arrivée dans la réserve de Raja Ampat
  19. 19Deuxième jour dans la réserve marine
  20. 20Misool et les îles coralliennes
  21. 21Archipel de Wayag
  22. 22Entre Wayag et Minyaifun
  23. 23Dernières petites îles
  24. 24Entre Mansuar et Batanta
  25. 25Dernier jour de navigation
  26. 26Retour à Bali, entre suspense et émerveillement
  27. 27J'avoue...

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Randonnée en forêt équatoriale

Remontée de la rivière

Dès 7 heures, nous embarquons dans une pirogue affrétée par Etienne, qui doit nous déposer au départ de la randonnée. La première difficulté consiste à trouver l'entrée de la rivière que nous devons remonter, car à marée basse l'eau n'est pas très profonde et nous commençons par nous ensabler ! Finalement le bon passage est trouvé et nous remontons pendant une heure une rivière aux eaux limoneuses, bordée d'une végétation luxuriante, et d'où nous voyons s'envoler à notre passage des nuées de calaos. Etienne n'en a jamais vu autant ! A 8h30 nous accostons près d'un village et commençons à marcher. Etienne nous avait annoncé un sentier boueux ... il le  fut ! Le chemin suit la rive de la rivière, que nous remontons pendant 2 heures, jusqu'à une cataracte. Nous croisons quelques autochtones qui remontent vers leur village, plus haut le long du fleuve, ou descendent faire des emplettes au village d'où nous sommes partis. La forêt est magnifique, toujours des merbaus aux fûts rectilignes qui s'élancent vers le ciel, mais aussi des muscadiers, des cocotiers, des jaquiers et toute la végétation de ce milieu, auquel la chaleur (qui nous accable) et l'averse quotidienne (que nous connaitrons tout à l'heure) assure une extravagante exubérance. Egalement au bord du sentier, un petit cimetière chrétien. L'Indonésie est très majoritairement de confession musulmane, mais cette région de l'Irian Jaya est chrétienne, résidu d'influence des missionnaires arrivés avec la colonisation hollandaise. Les tombes sont des huttes en miniature, dispersées dans les herbes hautes, et dont une croix sert de soutien au toit. Vers midi, pique-nique au bord de l'eau avec le repas froid préparé par Agus, puis retour au village du départ vers 15 heures. L'état des chaussures fait que chacun est tenté de rentrer dans l'eau de la rivière pour les nettoyer, mais la rive est glissante et beaucoup se retrouvent prenant un bain de siège imprévu ! De sorte que notre glorieuse équipe ressemblera un peu à une armée en déroute lorsque nous visiterons le village d'où nous sommes partis ! Les indigènes, qui nous font cortège, ne semblent pas s'en formaliser, et nous regardent, imperturbables, remonter dans notre pirogue, avec une grâce d'handicapés moteurs, car ces esquifs, difficiles d'accès, sont d'une extrême sensibilité au moindre mouvement, et ne demandent qu'à chavirer. Le soir, le repas est prévu à Lobo, chez l'habitant. C'est une certaine Adriana chez qui nous allons, et aussitôt certains fantasment sur une certaine "Karembeu" ... la réalité sera bien sûr un peu différente. Adriana est une gentille " mama " qui nous a préparé un riz jaune et un dessert, sorte de crème renversée locale, les autres plats ayant été apportés du bateau par Agus. Nous dînons à la locale, c'est-à-dire assis par terre (dans la position du lotus, pour ceux qui le peuvent), et mangeons avec les doigts ; une cuillère est cependant prévue pour les délicats (c'est-à-dire nous tous ... sauf Etienne), pendant qu'une dizaine de villageois, confortablement installés derrière nous, sur des chaises en plastique, assistent avec intérêt à ce spectacle gratuit et sans doute haut en couleurs pour eux. Mouillage pour la nuit, en face de Lobo. Enfants papous - Randonnée en forêt équatorialeEnfants papousEnfants papous - Randonnée en forêt équatorialeFemmes papousEnfants papous - Randonnée en forêt équatorialeCimetière chrétienEnfants papous - Randonnée en forêt équatorialePapillonsEnfants papous - Randonnée en forêt équatorialeArrivée dans un villageEnfants papous - Randonnée en forêt équatorialeRemontée à bord

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