Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies. En savoir plus

J'ai compris
Horizon : Le Mag' de Tirawa

Le Mag' de Tirawa : Carnet de voyage - Entre Irian Jaya et Moluques

Entre Irian Jaya et Moluques

Entre Irian Jaya et Moluques écrit par Christian JUNI :  Le Mag' de Tirawa

Carnet de voyage rédigé par Christian JUNI

Retour à Bali, entre suspense et émerveillement

- Entre Irian Jaya et Moluques -

Indonésie, Asie pacifique

Le vol de retour sur Bali était prévu en deux étapes: d'abord, un vol de Sorong à Makassar, sur l'île de Sulawesi, avec une compagnie régionale, puis un vol Makassar - Bali avec la Garuda. Le premier vol étant initialement prévu à 10h, puis le second à 18h30. À 7h, nous sommes sur le pont; bagages prêts, avec l'objectif d'utiliser les six heures d'attente à Makassar pour une rapide visite d'une partie de l'île en bus. A ce moment là nous sommes informés que le vol est retardé à 13h30...., qu'à cela ne tienne Étienne (j'ai honte, mais c'est le dernier jour!)... Étienne justement, nous organise aussitôt une visite de l'île qui se trouve à quelques encablures du port et qui représente l'origine même de Sorong, par les Hollandais, avant que le port où nous avons mouillé ne soit créé. Pour cela, il loue une petite pirogue locale, recouverte d'un toit, dernière occasion pour les distraits ou ceux dont le chapeau limite la visibilité frontale, de s'érafler le crâne en y pénétrant... et nous débarquons sur une petite île hors du temps, où l'on ne circule qu'à moto ou en cyclo-pousse, avec des petites demeures qui sont le plus souvent des échoppes au bord de l'eau, et un peu plus haut, d'anciennes maisons coloniales aux murs décorés de peintures très saint-sulpiciennes, croisant les habitants toujours aussi affables et enthousiastes pour se faire photographier (certains nous prennent aussi avec leur portable!), et des groupes d'écoliers et d'étudiants, tous avec une tenue uniforme, nous proposant gracieusement leurs oeuvres peintes ou dessinées, toujours des motifs religieux, avec des Christs et des Saint à la peau très blanche et à la barbe blonde...on constate qu'ici, la religion chrétienne prime sur celle d'Allah, et nous en aurons une démonstration éblouissante tout à l'heure. En fin de matinée, nous sommes à l'aéroport, pour apprendre que notre avion n'arrivera finalement qu'à 15h30... Dominique encaisse sans broncher, nous, on commence à douter... Mais une scène incroyable va nous faire oublier ces soucis de logistique. Sur le tarmac, une trentaine de papous en tenue traditionnelle  -pas avec l'étui pénien, non, d'ailleurs cet "accessoire vestimentaire"  n'est plus utilisé nous dit-on qu'en Papouasie-Nouvelle Guinée, et    uniquement à des fins de folklore touristique. - ..., et puis pour accueillir un homme d'église!!, serait-ce bien convenable.... Car c'est leur Pasteur blanc, retour d'un séjour en Europe, qu'ils viennent ovationner, et lorsque son avion se pose, on évacue les passagers par bus, et lui reste seul ,marchant en direction de ses ouailles en délire, tranquille et souriant, pendant que la musique éclate, et qu'à l'extérieur des grilles  qui protègent la piste, des centaines d'autres frappent en cadence dans leurs mains, en chantant à pleins poumons "Alleluia Yérusalem"...., c'est sublime! Après une heure de liesse populaire, tout le monde s'entasse, debout, à l'arrière de camions, pour regagner le village d'où ils sont venus. Toujours pas d'avion en vue, enfin à 16h, il se pose...., 2h de vol avec une correspondance à 18h30...., le doute se transforme en incrédulité, et lorsque nous nous posons à Makassar, nous voyons l'avion de la Garuda décoller...., mais ce n'était qu'un leurre, un autre avion de cette Compagnie était prévu une demi-heure après, et là, nous pouvons apprécier tout le professionnalisme de Dominique, qui, à Sorong, avait fait mettre tous nos bagages dans le même container pour qu'ils soient transférés directement dans les soutes de l'avion pour Bali, avait tenté de joindre la Garuda pour leur demander de nous attendre, puis avait envoyé son correspondant à Makassar enregistrer nos billets et avancer les taxes d'aéroport..., une simple vérification d'identité nous permit donc d'embarquer pour Bali où nous arrivâmes presque à l'heure !!!

Haut de page

En relation avec cet article

- ça serait dommage de passer à côté... -