
Echappées estivales au Ladakh et au Zanskar
Carnets de voyages - Asie Pacifique - Inde -
13.09.2023
Mis à jour le 21.09.2023
- Introduction
- 01Arrivée à Leh
- 02Du Monastère de Phyang au palais de Stock
- 03Hémis, Monastère de Thiksey et Shey
- 04Khardung La, Monastère de Diskit et Hunder
- 05Vallée de la Nubra
- 06Le lac Pangong
- 07Du lac Pangong au lac Tso Moriri (village de Korzok)
- 08Lac tsomoriri et festival de Korzog
- 09Lac Tso Kar
- 10Takthok et Sakti
- 11Monastère de Chemrey
- 12De Basgo à Alchi
- 13Ridzong, Lamayuru, Shergol
- 14Direction Rangdum, porte du Zanskar
- 15Zanskar : de Rangdum à Padum
- 16Zanskar : Phuktal et Purne
- 17Zanskar : monastère de Karcha, vallée de la Tsarap
- 18Zanskar : direction de Zangla puis Lingshed
- 19Zanskar : Photoksar et Sirsir La
- Chapitre précédent
- Chapitre 4/ 19
- Chapitre suivant
Le temps est partiellement couvert pour notre ascension du Khardung La à 5 359 mètres. La route s’élève en pente douce (40 km d’ascension pour 1 800 m de dénivelé depuis Leh) car à cette altitude, les véhicules (surtout les camions) n’offrent pas les mêmes performances qu’en plaine. Pour la petite histoire, l’altitude indiquée est de 5 602 m, mais il ne faut pas s’y fier car cette fausse indication n’avait qu’un seul but, faire du Khardung La le plus haut col carrossable du monde…Même au Ladakh, nous passerons en véhicule un col plus élevé.
L’ascension du col offre de belles vues sur la vallée de Leh et les montagnes enneigées. Par beau temps, on aperçoit au loin le Kang Yatse. Dommage pour nous, les nuages ont décidé de nous précéder au col nous privant ainsi des sommets himalayens. Le problème à ces altitudes est de maintenir une route en bonne état : chaque année, la neige et le gel attaquent le bitume. De nombreux passages sont sur piste. Le Khardung La est la porte d’entrée de la Nubra. Il y a encore quelques années, la route n’était pas assez large obligeant une circulation alternée : le matin dans un sens, l’après-midi dans l’autre sens. Quelques névés subsistent sur le bord de la route.




Les paysages sont grandioses. Comme dans la vallée de l’Indus, les montagnes sont sculptées par l’érosion et la plaine représente une oasis de verdure. Pour les amateurs d’esthétique et les géologues, c’est un régal pour les yeux. Nous redescendons jusqu’à 3 150 mètres à la confluence des deux rivières qui forme la vallée de la Nubra où nous nous arrêtons pour le déjeuner. Le climat est plus clément et grâce à la fonte des neiges, la vallée plus fertile. Au printemps, les abricotiers et pommiers sont en fleurs, en juillet les abricots sont délicieux.


Cet après-midi, nous partons à la découverte du monastère de Diskit. Fondé au XIVème siècle par Changzem Tserab Zangpo, il est l’un des plus beaux et des plus grands du Ladakh.



Face au monastère, trône une immense statue de 32 m de haut du Bouddha Maitreya, bénie par Le Dalaï Lama en 2010. Comme nous pouvons y accéder en voiture, beaucoup d’indiens viennent ici car la vue sur le monastère et la plaine est magnifique. Cependant, ils ne vont pas visiter le monastère et une nouvelle fois, nous sommes quasiment les seuls (à part des ladakhis venus se recueillir) à profiter des lieux.

Cette visite est aussi l’occasion de découvrir la fabrication de ces petits ornements en bois des monastères.



Ensuite, nous poursuivons en direction de Hunder et surplombons un paysage pittoresque de dunes de sable façonnées par le vent, entourées de montagnes, où l’attraction touristique, très prisée par les Indiens, est la balade à dos de chameaux de Bactriane. Ces chameaux à double bosse rappellent que Hunder était une étape sur la route de la soie. Ils furent ensuite abandonnés dans la vallée de la Nubra lorsque la route de la soie fut fermée.


Nous poursuivons notre route un peu au-delà de Hunder, mais il nous faut rebrousser chemin, la proximité avec la frontière pakistanaise nécessite un permis spécial.
En quelques années, de nombreuses guesthouses ont été construites à Hunder. Nous logeons à Hunder afin de « tester » un joli petit hôtel, au calme, avec jardin bio et un accueil très chaleureux.


La propriétaire nous offre un thé ladakhi, au lait légèrement salé, juste ce qu’il faut. Comme je lui demande si elle possède un Perak, elle nous invite dans sa maison et va chercher le Perak de sa maman. La coiffe Perak se transmet de mère en fille. Ancienne coiffe de l’aristocratie ladakhi, le Perak est serti de turquoises et de quelques bijoux en argent. Elle n’est sortie que pour les grandes occasions. Un joli Perak peut valoir plus de 1000 € et pèse plusieurs kilos.


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