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Le Mag' de Tirawa : Carnet de voyage - Egypte : des pyramides à la Mer rouge

Egypte : des pyramides à la Mer rouge

Egypte : des pyramides à la Mer rouge écrit par Christian JUNI :  Le Mag' de Tirawa

Carnet de voyage rédigé par Christian JUNI

Les monastères Coptes entre Le Caire et Alexandrie

- Egypte : des pyramides à la Mer rouge -

Egypte, Afrique

Nous quittons Le Caire, avec comme but pour ce soir la ville d’Alexandrie. Pour le trajet normal il y a environ 220 kilomètres… mais nous voulons découvrir en chemin quelques monastères Coptes. C’est vers la ville de Wadi El-Natroun que nous nous écartons du chemin, accompagnés par un gros 4x4 rempli de militaires en armes. Il semble qu’on ne plaisante pas avec la sécurité dans ce secteur !


Nous visiterons deux monastères : celui de Saint Bichoï et celui de Sainte Mary El Sourian. Ce sont de véritables havres de paix, protégés par des murailles qui datent du IXème siècle. 

 

Partie ancienne du monastère de Saint Bichoï
Partie ancienne du monastère de Saint Bichoï
Plaques funéraires de moines Coptes
Plaques funéraires de moines Coptes
Partie ancienne du monastère de Saint Bichoï
Partie ancienne du monastère de Saint Bichoï
Intérieur de l’une des églises de Saint Bichoï
Intérieur de l’une des églises de Saint Bichoï
La cathédrale de Saint Bichoï, bâtiment moderne
La cathédrale de Saint Bichoï, bâtiment moderne

 

Mais que savez-vous de cette religion et de cette minorité vivant en Egypte ?
C’est un sujet éminemment complexe et devant ma méconnaissance du sujet, voici une partie d’un article publié par Lisa Romeo en 2011, dans la revue « Les clefs du Moyen Orient »


« Les coptes désignent les chrétiens d’Egypte. Avec cinq à six millions de fidèles résidant très majoritairement en Egypte, ils constituent environ 10 % de la population du pays et forment la plus importante communauté chrétienne du monde arabo-islamique. Les coptes vivent principalement au Caire et dans sa périphérie, au sud du delta et en Moyenne-Egypte.
Les coptes appartiennent principalement à l’Eglise copte orthodoxe, mais il existe également depuis le XIXe siècle des coptes catholiques et des coptes protestants. 
L’Eglise égyptienne se serait constituée sous la prédication de l’évangéliste Marc vers 43-48 à Alexandrie. La nouvelle foi aurait probablement trouvé d’abord un certain écho dans l’importante communauté juive de la ville et se serait ensuite diffusée progressivement dans les campagnes égyptiennes. L’Eglise d’Alexandrie devient alors un important centre intellectuel de la chrétienté et compte au Ve siècle une centaine d’évêchés dispersés dans l’ensemble du territoire.
Dans un contexte de rivalité entre les patriarcats d’Alexandrie et de Constantinople et dans le souci de définition des dogmes du christianisme, l’Eglise d’Egypte marque son particularisme au Ve siècle et s’éloigne définitivement de l’Eglise romaine sans pour autant se rattacher à l’Eglise gréco-slave issue du schisme de 1054 entre les Eglises d’Orient et d’Occident. En effet, passée sous domination byzantine, l’Eglise d’Egypte ne voit pas d’un très bon œil la volonté de Constantinople de contrôler son église. Par ailleurs, la doctrine du christianisme n’est pas encore véritablement définie et de nombreux courants et écoles de pensée se disputent son interprétation durant les premiers siècles. Différents synodes et conciles sont alors organisés pour s’accorder sur les dogmes et contrer certains mouvements hérétiques.
C’est notamment sur la question de la trinité divine que l’Eglise d’Egypte se sépare définitivement de l’Eglise romaine. Lors du concile de Chalcédoine en 451, la double nature du Christ, humaine et divine, est affirmée. Les coptes soutiennent alors que l’humanité et la divinité sont unies et constituent une seule nature « sans mélange et sans confusion » : ils se déclarent monophysites (tout comme l’Ethiopie, les Arméniens et les jacobites de Syrie). Les monophysites égyptiens, qui prêchent en langue copte et non en grec, sont rapidement soutenus par une majorité de la population qui rejette de plus en plus les milieux hellénisés du pouvoir. Pendant les siècles qui suivent, certains ont cherché à réconcilier les monophysites à la foi romaine, en vain, isolant toujours plus les coptes au sein du monde chrétien.
Aujourd’hui, ces querelles dogmatiques n’ont pas vraiment de sens et l’Eglise copte suit dans sa grande généralité les principes de la chrétienté, s’appuyant sur les Saintes Ecritures et sur les différents textes liturgiques et canoniques des conciles. Ils ne reconnaissent cependant pas les théories du purgatoire qu’ont développé les catholiques au Moyen-Age. La Vierge Marie détient aussi selon eux un rôle essentiel : elle est la Theotokos, la Mère et la Génitrice de Dieu.
La principale originalité des coptes réside dans sa liturgie qui s’imprègne d’influences pharaoniques et grecques. Ses rites sont dits alexandrins. La religion est un élément essentiel pour les coptes, ses messes pouvant durer jusqu’à trois heures sont très largement suivies. La vie du fidèle est ponctuée de nombreuses journées de jeûne, pèlerinages et fêtes religieuses.
»

 

Dans l’église du monastère de Sainte Mary El Sourian
Dans l’église du monastère de Sainte Mary El Sourian
Un moine Copte nous fait l’honneur de la visite
Un moine Copte nous fait l’honneur de la visite
La nef de l’église
La nef de l’église
Explication sur les signes cabalistiques gravés sur une porte
Explication sur les signes cabalistiques gravés sur une porte
Notre guide religieux
Notre guide religieux
L’ancien réfectoire, attenant à l’église
L’ancien réfectoire, attenant à l’église
Une niche remplie de vœux de fidèles
Une niche remplie de vœux de fidèles
La nef de l’église
La nef de l’église
La forteresse à l’intérieur des remparts
La forteresse à l’intérieur des remparts 

 

C’est toujours escorté par la police, et ceci jusqu’à la porte de notre hôtel, que nous arrivons en fin de journée à Alexandrie.

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