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Horizon : Le Mag' de Tirawa

Le Mag' de Tirawa : Carnet de voyage - Volcans de feu et splendeurs Mayas

Volcans de feu et splendeurs Mayas

Regard de voyageur rédigé par Michel Cahu

Antigua, joyau colonial

- Volcans de feu et splendeurs Mayas -

Guatemala, Amériques

Matinée et début de l'après-midi consacrés à la visite d'Antigua. Nous gagnons d'abord la Place Centrale ou Plaza de Armas et commençons par entrer dans une banque afin d'échanger des dollars contre des quetzals. Un garde armé à l'extérieur gère le flux des entrées et un autre à l'intérieur surveille les lieux. Nous faisons un peu la queue puis repartons avec plus de billets qu'en entrant. En effet, pour un dollar, nous obtenons un peu plus de sept quetzals. Dix quetzals équivalent à environ un euro. Après la banque, la poste, un peu plus loin. J'y achète 20 timbres qui me coûtent 160 quetzals. Nous retrouvons Oliverio et sommes maintenant prêts à arpenter les rues pavées de la ville qui s'organisent, tel un damier autour de la Place. Les rues, orientées est-ouest, croisent perpendiculairement les avenues orientées nord-sud. Notre hôtel, situé au N° 3 de la 3a Calle Oriente, se trouve donc dans la troisième rue à l'est de la Place. A l'ouest, cette même rue porte alors le nom de 3a Calle Poniente. Rues et avenues sont en effet numérotées. Certaines sont à voie unique (una via), d'autres à deux La place parfaitement carrée est un lieu très agréable, entouré d'édifices intéressants. A l'est, la cathédrale de Santiago présente maintenant une magnifique façade blanche ornée de quelques niches abritant des statues de la même couleur. Sur le côté, à l'arrière, se dressent d'anciens piliers massifs soutenant les restes d'une voûte de briques. Le palais des capitaines, majestueux, avec ses arcades du rez-de-chaussée soutenant celles du premier étage, borde tout le côté sud. Sur son toit de tuiles flotte le drapeau guatémaltèque. A l'opposé, au nord, un long bâtiment avec deux niveaux d'arcades également mais d'aspect différent, abrite notamment l'hôtel de ville. Enfin, à l'ouest une seule rangée d'arcades avec divers magasins. Au centre de la place, la fontaine des sirènes. Sur chacune des quatre faces du monument une femme à la poitrine nue presse de ses mains ses seins généreux d'où coule l'eau. Un jacaranda aux fleurs mauves ajoute une touche de couleur. Quelques femmes et enfants repèrent les touristes et essaient de leur vendre divers objets. Egalement des petits cireurs de chaussures offrent leurs services. Nous quittons cette place animée et partons à la découverte de nombreuses églises ou tout du moins de ce qu'il en reste, la ville ayant été complètement détruite lors d'un tremblement de terre, le 29 juillet 1773. A l'époque de son plein essor, Antigua pouvait s'enorgueillir de posséder 38 églises. Nous nous contentons de passer devant certaines, entrant dans d'autres offrant un intérêt particulier à l'intérieur. Quelques-unes ne présentent plus qu'une façade balafrée de lézardes importantes. Je retiens plus particulièrement l'aspect extérieur de la Merced, lumineuse, avec ses statues et ses ornements peints en blanc sur fond jaune, le soleil l'éclairant parfaitement. L'Eglise de San Francisco " abritant la tombe de Santo Hermano Pedro de San Jose de Betancourt (1626-1667), un moine franciscain qui fonda à Antigua un hôpital pour les pauvres et s'attira ainsi une gratitude infinie " (Lonely Planet) Nous découvrons une autre place, de forme rectangulaire avec à une extrémité des lavoirs publics toujours utilisés, à l'autre l'église de Santa Clara. Quelques palmiers ainsi qu'un calvaire ornent cette place. Quelle est cette construction qui enjambe la rue ? C'est l'arc de Santa Catalina qui permettait aux religieuses de traverser la rue sans être vues. Autre atmosphère, studieuse, nous entrons dans une école de langue, Antigua en compte environ 75. Tout autour d'un patio, de petites tables accueillant d'un côté un professeur et de l'autre son élève. Rien de tel qu'un enseignement individuel, entièrement dispensé en espagnol, entouré de gens qui ne pratiquent que cette langue pour progresser rapidement. La plupart du temps, les élèves sont hébergés dans des familles Bain de langue et bain de culture. Pourquoi, ne pas ajouter une escapade gourmande ? Qu'à cela ne tienne ! Oliverio nous invite à entrer dans la boutique d'un artisan chocolatier et nous fait goûter quelques spécialités. Comme nous dormirons de nouveau à Antigua avant de quitter l'Amérique centrale, certains se promettent de revenir ici. Antigua s'avère une ville agréable. Pas de grands immeubles, uniquement des maisons basses, avec un étage au maximum. Les murs sont peints de diverses couleurs et, parfois, des bougainvillées viennent en orner le dessus. Devant chaque fenêtre, une grille métallique ou même en bois. Craint-on les voleurs ? Non pas, celle-ci n'avait qu'un but : empêcher le galant entreprenant de s'approcher trop près de l'objet de son désir, la belle convoitée. Après ces déambulations orientées, il faut songer à se restaurer. Oliverio nous conduit jusqu'à un petit restaurant traditionnel. Ici, pas de menus ! La préparation des plats se fait à l'entrée, devant tout le monde, et il suffit de commander ce qui nous tente. Mieux vaut malgré tout se renseigner et ne pas choisir une sauce trop épicée, tout au moins en ce qui me concerne. L'assiette garnie selon notre bon vouloir nous est apportée à la table. Comme boisson, agua pura (eau plate) pour les uns, cerveza (bière) de marque Gallo, pour les autres. Après le repas, visite d'un atelier travaillant le jade. Contrairement à ce que je pensais, cette pierre n'est pas uniquement verte. Il en existe de diverses couleurs, les unes étant plus rares que les autres. Ensuite, bien sûr, le magasin et ses vitrines pleines d'articles divers : bagues, boucles d'oreilles, bracelets, colliers, statuettes... Je me contente d'y jeter un oeil. En rentrant à l'hôtel où nous avons rendez-vous à 15 h 30, je fais quelques photos sur la Place Centrale et j'achète dix cartes postales moyennant 30 quetzals. Départ à 16 heures pour Panajachel, sur les bords du lac Atitlan,. Il nous faut compter deux heures et demie de route environ. Nous suivons la Panaméricaine, une bonne route, assez fréquentée, notamment par des camions avec d'énormes cabines. Camions et véhicules de tourisme sont pour la grande majorité des véhicules d'occasion en provenance des Etats-Unis. Par contre les bus locaux, très colorés, sont assemblés au Guatemala avec des pièces détachées d'importation. Alors que le temps s'est couvert, nous nous arrêtons au bord de la route. Nous bénéficions alors d'un beau point de vue sur le lac Atitlan ainsi que sur les volcans San Pedro d'une part et Atitlan d'autre part. Un paysage aux nombreuses nuances de gris avec quelques touches plus colorées, signes d'un coucher de soleil perturbé par les nuages. Arrivée à Panajachel, surnommée Gringotenango, et installation à l'hôtel Jardines del Lago, situé comme son nom l'indique, au bord du lac. Rendez-vous à 19 h 30 pour aller dîner dans un restaurant proche.

 

Antigua

Construite 1 500 m au-dessus du niveau de la mer, dans une région à forte activité sismique, Antigua, capitale de la capitainerie générale du Guatemala, a été fondée au début du XVIe siècle sous le nom de Santiago de Guatemala. Les conquérants choisirent cet emplacement parce que leur capitale précédente avait été emportée par les eaux en 1541, et parce que la vallée offrait des ressources hydriques abondantes et un sol fertile. Antigua Guatemala fut le siège du gouvernement espagnol colonial pour le royaume de Guatemala, qui comportait le Chiapas (au sud du Mexique), le Guatemala, le Belize, El Salvador, le Honduras, le Nicaragua et le Costa Rica. Elle demeura le centre culturel, économique, religieux, politique et éducatif de toute la région jusqu'au transfert de la capitale sur le site actuel de Ciudad-Guatemala, après les tremblements de terre désastreux de 1773. Mais les ruines de ses principaux monuments sont encore bien visibles. Au cours de moins de trois siècles, la ville, bâtie selon un plan en damier inspiré par la Renaissance italienne, s'est dotée d'un grand nombre de superbes monuments. http://whc.unesco.org/fr/list/65

 

Le lac Atitlan

Les premiers volcans de la région d'Atitlan ont surgi il y a 150 000 ans. Le paysage actuel a été façonné il y a 85 000 ans par la formidable éruption de Los Chocoyos, qui projeta des cendres jusqu'en Floride et au Panama. La quantité de lave expulsée des profondeurs de la croûte terrestre provoqua l'effondrement du volcan et la formation d'un immense creux quasi circulaire qui ne tarda pas à s'emplir d'eau. Le Lago de Atitlan était né. Des milliers d'années plus tard, de plus petits volcans jaillirent des eaux méridionales du lac : le San Pedro (qui culmine aujourd'hui à 3020 m) il y a quelque 60 000 ans, puis l'Atitlan (3537 m) et le Toliman (3158 m) de 20 000 à 30 000 ans plus tard. Ils réduisirent la surface du lac, mais créèrent dans le même temps l'impressionnant paysage qui fait toute la beauté d'Atitlan. Aujourd'hui, le lac, qui s'étire sur 18 km d'est en ouest et 8 km du nord au sud, couvre une surface de 128 km2 et atteint une profondeur de quelque 300m. Curieusement, le niveau du lac varie d'une année à l'autre. (Lonely Planet)

Plaza de Armas et Jacarandas en fleursLavoir public toujours utiliséDétail d'une façade d'égliseArc de Santa CatalinaDétail de fenêtre

Le volcan Agua, emblème de la ville

Zoom sur le volcan Fuego

Les jardins de l'église San Francisco

La façade baroque de l'église de la MercedDétail baroque d'une colonne de l'église de la Merced

Couvent de la Merced avec en arrière-plan les volcans Fuego et Acatenango

Ruines du Couvent Santa Clara

Explosion du volcan Fuego

Une des places d'Antigua

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