Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies. En savoir plus

J'ai compris
Horizon : Le Mag' de Tirawa

Le Mag' de Tirawa : Carnet de voyage - Volcans de feu et splendeurs Mayas

Volcans de feu et splendeurs Mayas

Regard de voyageur rédigé par Michel Cahu

Début du trek dans la Sierra de los Cuchumatanes

- Volcans de feu et splendeurs Mayas -

Guatemala, Amériques

Lever 6 h 45. La météo est incertaine. Départ en véhicule. Très belle route de montagne qui s'élève sur les contreforts de la sierra de los Cuchumatanes. Arrêt à un point de vue. Nous dominons une immense mer de nuages d'où émergent les sommets de quelques volcans dont le Santiaguito (2488 m) en activité. Ici ou là, des agaves dont les mexicains utilisent le coeur pour fabriquer la tequila. A la Capellania, nous quittons la route principale pour suivre une bonne piste  jusqu'au village de la Ventosa (3450 m). Là, nous faisons connaissance avec Geronimo, notre guide local en costume traditionnel des indiens Mam : un pantalon rayé rouge et blanc, une chemise à fines bandes roses et bleues rehaussée par un col brodé et, sur la tête, un chapeau de paille rond, entouré d'un ruban bleu.

Marché de campagne près de Ventosa Nous commençons à marcher à 9 h 30, empruntant d'abord un chemin caillouteux, pentu. A gauche, deux femmes travaillent la terre avec une houe. Nous suivons ensuite un sentier serpentant en terrain rocheux parmi des cyprès. On se croirait presque en Provence. Nous atteignons la Torre (3840 m) le point culminant du massif où nous faisons une pause. Ensuite nous continuons, sous les arbres, jusqu'à un belvédère donnant sur la vallée conduisant à Todos Santos (2450 m), l'étape de ce soir. Deuxième pause. Puis longue descente en forêt. Une terre noire recouvre le sentier à la pente parfois importante et nécessitant une bonne concentration pour éviter autant que faire se peut une chute. Nous passons non loin de parois verticales très hautes.

 

Vers 13 h 30, arrêt pique-nique sous une petite construction à proximité d'une grotte sacrée pour les Mayas. Ceux-ci cherchent à entrer en relation avec le monde supérieur (le ciel) d'une part et le monde inférieur (le monde souterrain) d'autre part. Des traces importantes de feu prouvent la fréquentation régulière de l'endroit. Nous reprenons la descente, sur un long sentier aménagé, avec de temps à autre des marches. Nous traversons là une propriété privée. Nous rejoignons une route. De l'autre côté, sur une place, des enfants portant le pantalon rayé rouge et blanc jouent au foot. En bus, il suffirait d'un quart d'heure pour gagner Todos Santos mais nous préférons continuer à pied dans la vallée. Et nous ne le regretterons pas bien au contraire. Cela nous permet de côtoyer de plus près la population locale. D'abord deux jeunes bergers (photo pleine page) et leur modeste troupeau de moutons. Presque aussitôt, ce sont deux grandes filles et leurs jeunes frères sans doute, eux aussi avec des moutons qui, nous ayant aperçu de loin, descendent la pente opposée pour arriver à notre niveau. Sur ces chemins, peu fréquentés ou pas par les touristes, nous sommes un peu une attraction. Deux fillettes avec un porcelet en laisse. Une grand-mère (photo pleine page également) qui, avec l'aide d'Oliverio, accepte que je lui tire le portrait. Une femme plus jeune nous donne son adresse et je lui promets d'envoyer les photos. C'est maintenant chose faite. Et, pratiquement à chaque maison bordant le chemin, une femme à genou avec son métier à tisser, une extrémité fixée à une certaine hauteur, l'autre retenue à son corps par une ceinture. (photo pleine page). Là, je me régale, bien qu'essuyant quelques refus.

 

Nous entrons peu à peu dans l'agglomération de Todos Santos et saluons les gens que nous croisons : "Hola ! Buenas tardes !" Un homme âgé s'inquiète de savoir ce que j'ai à la main. Ce sont mes bâtons repliés. Je lui en allonge un et lui montre l'utilisation. Il a vite compris et aimerait que je lui en fasse cadeau. Malheureusement, ce n'est pas possible car ils me seront encore très utiles dans les jours à venir.

 

Installation à l'Hotelito Todos Santos, plus modeste que les précédents. Une odeur d'humidité chatouille mes narines lorsque j'entre dans la chambre. Dîner sur place, précédé de notre apéritif habituel auquel nous prenons goût. Anciennes croyances Mayas

Une grande part de la religion Maya reste obscure, on sait néanmoins qu'ils croyaient que le cosmos était séparé en trois entités différentes : le monde inférieur, la terre et le ciel. Le ciel était composé de treize strates, chacune ayant sa propre divinité. Le monde souterrain comportait neuf strates sur lesquelles régnaient neuf seigneurs de la Nuit. Le monde souterrain était un endroit froid et inhospitalier auquel étaient destinés la plupart des Mayas après leur mort. Lorsque les rois mouraient, ils empruntaient le chemin lié au mouvement cosmique du soleil et tombaient dans le Monde inférieur, mais parce qu'ils possédaient des pouvoirs surnaturels il renaissaient dans le Monde céleste et devenaient des dieux. Cet univers souterrain accueillait aussi chaque soir les corps célestes comme le Soleil, la Lune et Vénus, une fois franchi le seuil de l'horizon. Le panthéon maya renfermait un nombre incalculable de divinités. Cette prolifération s'explique en partie par le fait que chacune des divinités se présentait sous des aspects multiples. Certaines avaient plus d'un sexe, d'autres pouvaient être à la fois jeunes et âgées. Chaque dieu représentant un corps céleste possédait dans le monde souterrain un visage différent qui se révélait chaque soir à sa "mort". Pour les Mayas, le sacrifice sanglant était nécessaire à la survie tant des dieux que des humains, faisant monter l'énergie humaine vers le ciel et recevant en retour le pouvoir divin. Le roi se servait d'un couteau d'obsidienne ou d'un aiguillon de pastenague pour s'entailler le pénis, dont il laisser couler le sang sur du papier contenu dans un bol. Les épouses des rois prenaient aussi part à ce rite en tirant une corde hérissée d'épines à travers leur langue. On faisait brûler le papier taché de sang, et la fumée qui s'en élevait établissait une communication directe avec le Monde céleste. La coutume voulait que les prisonniers, les esclaves, surtout les enfants et notamment les orphelins et les enfants illégitimes que l'on achetait spécialement pour l'occasion, soient offerts en sacrifice. http://www.centrelauviah.com/civilisationmaya.htm

Haut de page

En relation avec cet article

- ça serait dommage de passer à côté... -