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Horizon : Le Mag' de Tirawa

Le Mag' de Tirawa : Carnet de voyage - Volcans de feu et splendeurs Mayas

Volcans de feu et splendeurs Mayas

Regard de voyageur rédigé par Michel Cahu

Trek dans la Sierra de Los Cuchumatanes

- Volcans de feu et splendeurs Mayas -

Guatemala, Amériques

Lever 6 h. Nous avons été plus matinal que la tenancière de l'hôtel car la porte de la salle à manger n'est pas encore ouverte. Un petit déjeuner copieux : lait d'avoine, omelette, galettes de riz, fromage, café ou thé. Nous commençons par grimper au dessus du village de Todos Santos, une bonne pente. Nous quittons la chaussée pour nous engager sur une piste. En montant, Chantal qui se débrouille bien en espagnol fait la conversation avec deux autochtones se rendant au champ. Ils l'interrogent sur notre nationalité, d'où nous venons et où nous partons. J'aimerais pouvoir échanger ainsi car cela facilite les relations mais j'avoue que je ne suis pas assez courageux pour me lancer dans l'apprentissage d'une langue. De temps à autre, nous coupons un lacet en suivant un sentier. Nous marchons le plus souvent sous le soleil et nous n'avons pas froid. Un dernier sentier bien pentu le long duquel Maryse et Bernard se laissent un peu distancer et nous reprenons la piste juste avant d'atteindre une crête. Nous apprécions une pause, ne serait-ce que pour se désaltérer. Plus loin, dans la descente, une niveleuse remet la piste en état. Nous passons à proximité d'une habitation près de laquelle stationne un engin de travaux publics. A côté, une petite construction basse apparemment entièrement en argile, un sauna. Nous continuons à descendre et nous nous arrêtons devant une échoppe où les clients ne doivent pas se bousculer, la région n'ayant pas l'air particulièrement habitée. Malgré tout, en jetant un oeil par l'ouverture dans la façade, je constate qu'elle est bien achalandée. Quelques-uns font des emplettes. Dans la cour, une adolescente se livre au tissage. Je fais comprendre à cette jeune que je souhaiterais la photographier en action. Je la vois aussitôt lancer un regard à sa mère, sollicitant son approbation. Un deuxième métier un peu plus loin attend patiemment l'artisane avec, d'un côté, un jeune chat tigré et, de l'autre, un poulet qui picore. Un véritable tableau rustique. Une composition naturelle. Sur le bord du chemin une femme avec son enfant sur le dos. Je la vois se lever, prendre son enfant sur la poitrine et remettre sur son dos le chargement de bûches qu'elle avait posé au sol. Pauvre femme ! Cela fait sans doute partie de son quotidien mais ne me laisse pas insensible pour autant.

Nous reprenons la piste, d'où une marche sans difficulté. Chacun part à son rythme jusqu'au col qui se dessine plus loin parmi les arbres. De l'autre côté, le ciel se noircit et des gouttes commencent à tomber. Faut-il se couvrir maintenant ou attendre encore un peu ? J'opte pour la solution d'enfiler ma veste Goretex avant d'être un peu mouillé. Je me suis montré pessimiste et ne tarde pas à l'ôter.

Nous descendons et entrons soudainement dans le village de San Juan Atitlan. Changement de région, changement de costume ! Ici, les hommes portent un pantalon blanc, une chemise rouge et, sur la tête, un canotier. Trois ou quatre sont assis devant un bâtiment public et deux d'entre eux font du crochet. Une belle photo en perspective ! Non Michel ! Ma sollicitation reçoit une réponse négative, suivie d'un discours que je ne comprends pas. Il est 13 h 30 quand Oliverio nous invite à nous asseoir à l'intérieur d'un petit restaurant local. Un bon repas : poulet frit, riz, sauce aux haricots rouges, nouilles en salade. Les dieux locaux doivent être avec nous car les gouttes d'eau d'une bonne averse carillonnent sur le toit de tôle tandis que nous nous restaurons. Marion doit tenter de monter jusque là avec son minibus. S'il n'y parvient pas, nous rejoindrons la route principale à bord d'un pick up. Tandis que nous buvons un café, le voici qui arrive. Il prend à son tour un repas. La piste est en effet assez accidentée mais fort heureusement le sol demeure bien sec. Nous croisons un poids lourd qui vient sans doute approvisionner le village. Après environ une dizaine de kilomètres sur cette piste, nous atteignons la route qui nous conduit à Quetzaltenango. Installation à l'hôtel Bonifaz, un établissement chic. Je réalise maintenant que ce que j'ai noté concernant la salle à manger du Casa Blanca Hôtel se rapporte à l'hôtel Bonifaz. Ma chambre donne sur une rue menant directement à une place importante. Il me faudra envisager d'utiliser les boules Quiès.

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