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Horizon : Le Mag' de Tirawa

Le Mag' de Tirawa : Carnet de voyage - Balade chez les Khmers

Balade chez les Khmers

Balade chez les Khmers écrit par Christian JUNI :  Le Mag' de Tirawa

Carnet de voyage rédigé par Christian JUNI

Battambang et ses environs

- Balade chez les Khmers -

Cambodge, Asie pacifique

Aujourd'hui nous avons décidé de nous octroyer l'après-midi libre. Pas de déplacement, pas de visite. Il nous faut recharger les batteries pour la dernière partie du voyage. La matinée par contre sera mise à profit pour d'abord faire un petit tour à pied dans la ville. Le charme de Battambang réside principalement dans son architecture coloniale française du début du XXème siècle. L'avenue qui borde le fleuve présente quelques spécimens de cette qualité architecturale, entre autre l'ancienne maison du gouverneur, reconvertie en banque. Nos pas nous emmènent vers le coeur géographique et social de la ville, Psar Nat, "le marché de rencontre". Une multitude de commerçants écoulent les productions et pêches locales. Smey nous explique et nomme les fruits et les poissons inconnus. J'achète même un hamac local, car à force de voir la moitié de la population se reposer dans ces bouts de tissu, je pense qu'ils doivent être confortables. Puis nous reprenons le minibus à destination de Phnom Sampeau, situé à 12 kilomètres au sud-ouest. Une petite montée de 100 mètres de dénivelé nous conduit au sommet de la colline d'où la vue est grandiose sur la campagne. Le but de cette balade n'était pas dans cette contemplation mais pour aller toucher du doigt l'un des endroits où les khmers rouges de Pol Pot avaient commis de nombreux assassinats. La région de Battambang a été particulièrement touchée par les exactions de la guerre civile. Sur la colline de Phnom Sampeau, des exécutions sommaires avaient lieu. Les victimes étaient souvent tuées à coup de gourdin et de bêche avant d'être précipitées dans le vide par l'ouverture d'une grotte. Accompagné de Smey, nous sommes descendus dans ce qui autrefois était l'enfer. Un ossuaire a été construit pour rendre hommage à toutes les victimes de ce génocide. En rentrant vers la ville, pour stopper la morosité qui nous avait envahi lors de cette visite, nous nous arrêtons chez un producteur de vin local. En fait c'est la patronne qui nous reçoit, une femme d'une grande classe. Elle nous explique qu'il y a trois récoltes de raisins ici. Comme la propriété fait 4 hectares, cela correspond à un vignoble de 12 hectares chez nous ... Nous goûtons un Syrah et un brandy. C'est assez étonnant ... mais ils ne correspondent pas tout à fait à nos papilles de Français.

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