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Le Mag' de Tirawa : Carnet de voyage - Bolivie : des tropiques à l'Altiplano

Bolivie : des tropiques à l'Altiplano

Bolivie : des tropiques à l'Altiplano écrit par Christian JUNI :  Le Mag' de Tirawa

Carnet de voyage rédigé par Christian JUNI

Bolivie : des tropiques à l'Altiplano

Bolivie, Amériques

  1. 01Départ pour les trésors boliviens
  2. 02De Paris à Santa Cruz de la Sierra
  3. 03De Santa Cruz à Conception
  4. 04De Concepcion à Santa Cruz
  5. 05De Santa Cruz à Samaipata
  6. 06De Samaipata au refuge des volcans
  7. 07Du Refuge des volcans à Santa Cruz
  8. 08Sucre
  9. 09Marché de Tarabuco
  10. 10Dans la Cordillera de Los Frailes, région de Sucre
  11. 11Potosi
  12. 12De Potosi à Uyuni
  13. 13D'Uyuni à Villamar
  14. 14Laguna Colorada
  15. 15Du Sud Lipez à San Juan
  16. 16Salar d'Uyuni... comme un air de banquise
  17. 17Salar d'Uyuni
  18. 18D'Uyuni à La Paz
  19. 19Tiwanaku
  20. 20Lac Titicaca
  21. 21Dernier jour de voyage

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Ciel brumeux, il bruine en permanence. On se trouve au-dessus de 3000 au marché de Tarabuco à 70 km au sud-ouest de Sucre. Ce soir, on sera à Potosi à 4000 m. Avec 100 000 habitants, c'est la plus haute ville du monde. Ça ressemble à quoi Tarabuco ? Le marché est fréquenté par des centaines d'Indiens habillés de manière traditionnelle. Le poncho est de rigueur, mais ce n'est pas pour faire plaisir aux touristes. Tous ou presque portent un couvre-chef. La montera confectionnée avec du cuir bouilli ressemble étrangement au morion, le casque porté par les conquistadores. La joq'ollo est réservée aux femmes. Il s'agit d'une toque cylindrique en laine ornée de perles. Pour se différencier des femmes mariées, les célibataires la portent sur le côté. BO-portraits-3BO-portraits-3-2Que trouve-t-on dans les allées ? On trouve à peu près de tout et notamment des étals de gras pas très ragoutants. Ces morceaux de gras servent en fait de bouillons cubes. Maggi n'est pas encore passé par là. Presque tout repose sur le troc. Le marchand de patates qui veut de l'orge annonce la couleur en disposant une poignée de grains sur son étal. Tu ramènes quelque chose ? Non. J'ai passé mon temps à photographier et ce n'est pas une sinécure. Dans le meilleur des cas, l'Indien demande du pognon (5 bolivianos soit 50 centimes). S'il est mal luné, il te balance ce qu'il a sous la main : oignons, patates, cailloux. Il arrive même de se faire castagner quand le marché tire à sa fin et que les hommes ont bu trop d'alcool de maïs (chicha) dans les chicherias. Les mineurs de Potosi s'envoient, paraît-il, un alcool de canne sucre à 96° sans prendre la peine de le diluer. J'espère qu'ils aiment bien les photographes. Même pas quelques feuilles de coca pour la route ? Non. Vous pouvez contrôler mes urines. Le reportage, textes et photos, est réalisé sans dopage.

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