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Le Mag' de Tirawa : Carnet de voyage - Bolivie : des tropiques à l'Altiplano

Bolivie : des tropiques à l'Altiplano

Bolivie : des tropiques à l'Altiplano écrit par Christian JUNI :  Le Mag' de Tirawa

Carnet de voyage rédigé par Christian JUNI

Bolivie : des tropiques à l'Altiplano

Bolivie, Amériques

  1. 01Départ pour les trésors boliviens
  2. 02De Paris à Santa Cruz de la Sierra
  3. 03De Santa Cruz à Conception
  4. 04De Concepcion à Santa Cruz
  5. 05De Santa Cruz à Samaipata
  6. 06De Samaipata au refuge des volcans
  7. 07Du Refuge des volcans à Santa Cruz
  8. 08Sucre
  9. 09Marché de Tarabuco
  10. 10Dans la Cordillera de Los Frailes, région de Sucre
  11. 11Potosi
  12. 12De Potosi à Uyuni
  13. 13D'Uyuni à Villamar
  14. 14Laguna Colorada
  15. 15Du Sud Lipez à San Juan
  16. 16Salar d'Uyuni... comme un air de banquise
  17. 17Salar d'Uyuni
  18. 18D'Uyuni à La Paz
  19. 19Tiwanaku
  20. 20Lac Titicaca
  21. 21Dernier jour de voyage

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Capitale de la Bolivie ? La Paz ? et bien non, raté, c'est Sucre. Au grand jeu des capitales - auquel je confesse m'adonner de temps en temps histoire d'étaler une pseudo-culture parfaitement désuète et ridicule depuis l'avènement des smartphones et de l'intervention instantanée de Mr Wikipédia - la Bolivie est piégeuse. Moins drôle que le sultanat de Brunéi avec son Bandar Seri Begawan ou la nouvelle capitale crée de toutes pièces par les généraux birmans, Naypyidaw, mais néanmoins beaucoup plus fin que le très classique Canberra australien ou le désormais très couru Nuuk groenlandais. En 1825, quand le père Bolivar descend de son cheval pour libérer le Haut-Pérou des Espagnols qui à l'époque n'avaient pas encore de sportifs suffisamment dopés pour lui mettre une raclée, le nouvel État, fort reconnaissant, adopte bientôt le nom de son libertador. Après avoir fêté l'évènement autour d'une bonne raclette, Bolivar  écrit une constitution sur un coin de nappe, donne les clés de la boutique à son fidèle copain de régiment Antonio José de Sucre, et repart ventre à terre sauver de nouveaux pays. La Bolivie, c'est bien joli, mais il n'a pas que ça à faire. Avant de filer, il a juste le temps de déclarer La Plata, jusqu'ici centre judiciaire, religieux et culturel de la région, capitale du pays et de la rebaptiser du nom de son adjoint histoire de le remercier pour le coup de main. Sucre est sacrée capitale.  Mais quand la rivale La Paz profite du boom économique lié à l'exploitation des mines, les présidents suivants préfèrent y installer leurs pénates plutôt que de risquer la neurasthénie dans une ville de province dépourvue de Fnac ou même d'un Monoprix. En 1899, Sucre se fâche contre cet exécutif qui part s'encanailler ailleurs que chez elle. Les deux régions s'affrontent alors dans une guerre civile passablement ridicule mais néanmoins meurtrière, la guerre fédérale, que La Paz emporte haut la main. Sucre manque de tomber en morceaux. La ville ne garde finalement que le pouvoir judiciaire mais n'en demeure pas moins la " vraie capitale ". Le touriste déambule aujourd'hui sous ses toits aux tuiles couleur biscuit, devant des porches-peignes sertis de trois ou quatre cloches de bronze ou à l'ombre de cloîtres au parfum de citron et d'orange amère. Dans un couloir du monastère San Felipe Neri, un tableau indigène revisite la Cène : une viscache grillée est en train de refroidir devant le Christ qui semble déjà repu, Matthieu tend la main vers une appétissante corbeille de pêches posée au milieu de petits piments vert et rouge. Et Judas, la face complètement rouge, sans doute la gueule en feu pour avoir croqué l'un d'entre eux, se tourne vers le spectateur comme pour lui demander de la mie de pain. 5 Octobre-2Le centre historique de Sucre depuis la place de la Recoletarecoleta-3Eglise de Recoleta, stèle du choeur, l'un des trois cloîtres5 Octobre-6L'un des frontons d'église de Sucre... il y en a 18 dans la villeSucre-3Eglise San Felipe Neri, cérémonie de communion, cour intérieure du couvent, sur les toits5 Octobre-14L'ancien palais présidentiel5 Octobre-15La Casa de la Libertad, là où fut signée l'indépendance de la Bolivie le 6 août 1825

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