
Tour du Monde par le Septentrion
Carnets de voyages - Asie Pacifique - Russie -
27.05.2019
Mis à jour le 01.06.2020
- 01Préparation du Tour du monde
- 02Arrivée à Saint Pétersbourg
- 03Visite de Saint Pétersbourg
- 04Peterhof et Saint Petersbourg
- 05De Saint Petersbourg à Moscou
- 06Moscou
- 07Moscou, suite et fin…
- 08Irkoutsk, Sibérie
- 09De Irkoutsk au lac Baïkal
- 10Le lac Baïkal
- 1178 heures de Transsibérien
- 12Vladivostok
- 13Kamtchatka - En route pour le refuge du Mutnovsky
- 14Kamtchatka - Exploration du cratère du Mutnovsky
- 15Kamtchatka - Ascension du volcan Gorelaya Sopka
- 16Kamtchatka - Vallée des Geysers, caldera d’Ouzon, parc national Nalichevskiy
- 17Du Kamchatka à la Corée du Sud
- 18Visite de Séoul
- 19Hawaï - l’île d’O’Ahu
- 20Tour de Hawai’i, the Big Island
- 21Big Island : du Mauna Kea au bord de mer
- 22Seattle
- 23Alaska, d’Anchorage à McCarthy
- 24Les grands glaciers d’Alaska
- 25Alaska, la mine de Kennecott
- 26Valdez, Alaska
- 27Entre Valdez et Seward, Alaska
- 28Harding Icefield Trail, Alaska
- 29Salt Lake City
- 30De Salt Lake City à Jackson Hole
- 31Balades dans les Grands Tétons
- 32Yellowstone : Sud du parc
- 33Yellowstone : Centre du parc
- 34Yellowstone : Nord du parc
- 35New York : Downtown Manhattan
- 36New York : Midtown Manhattan et le Guggenheim
- 37New York : Harlem et le MET
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- Chapitre 34/ 37
- Chapitre suivant
Ce matin nous quittons définitivement notre camp de base de West Yellowstone. En route pour le canyon de Yellowstone, certainement l’endroit le plus époustouflant du parc. Après la grande explosion datée de 640 000 ans, il fallut presque un demi-million d’autres années pour que la caldera ainsi formée se remplisse de sédiments, que l’immense Yellowstone Lake se remplisse et qu’un exutoire à cette masse d’eau commence à se creuser. Le résultat visible aujourd’hui est un canyon de 32 km de longueur, de plus de 300 mètres de profondeur avec une largeur comprise entre 450 et 1200 mètres. Deux chutes d’eau magistrales se sont formées dans ce canyon, Upper Falls (33 mètres) et Lower Falls (93 m). Les bords de ce cratère sont constitués de rhyolite et de tuf. Le débit varie entre 19 et 230 mètres cubes par seconde !
Pour commencer notre visite, nous commençons par la rive Nord (rive gauche). Première descente pour arriver juste à l’aplomb de la Lower Falls. C’est juste époustouflant.
Upper Falls, vu depuis le sentier de Brink of Lower Falls
Juste au-dessus de Lower Falls.
L’eau s’écrase 93 mètres plus bas dans un vacarme assourdissant
Vers l’aval de Lower Falls
L’érosion continue sur les rives du canyon
Remontée sur le bord du canyon et par un bon chemin nous arrivons en haut de la deuxième descente. 150 mètres de dénivellation plus bas, nous voici à Red Rock Points. Un peu de recul par rapport à Lower Falls, stupéfiant.
Un écureuil casse la croûte
Avant la descente sur Red Rocks, une plateforme avec une vue accessible... sans efforts
Travail de sape au pied des chutes
Vers l’aval des chutes
Tuf et rhyolite forment les flancs du canyon
Depuis Inspiration Point, les Lower Falls apparaissent tout au fond
Après avoir écumé la rive Nord, petit transfert pour la rive Sud. Depuis deux belvédères (Uncle Tom’s Point et Artist Point) les vues sont aussi superbes. Comme il ne faut pas descendre dans le canyon… il y a foule !
Upper Falls depuis Uncle Tom’s Point
Lower Falls depuis Artist Point
Lower Falls depuis Artist Point
Lower Falls depuis Artist Point
Par une belle route de montagne qui traverse le col de Dunraven (plus de 3000 mètres d’altitude), nous gagnons la porte Nord du parc de Yellowstone. Avant de quitter la région, une dernière merveille de la nature s’offre à nous : les terrasses de Mammoth. Un système de fissures fait remonter des chambres magmatiques situées en dessous, des courants chauds qui dissolvent les couches de calcaire (ici pas de rhyolite). Le carbonate de calcium est progressivement dissous et va former des terrasses toujours mouvantes suivant les époques. Des micro-organismes, appelés thermophiles, forment des véritables tapisseries sur ces terrasses.
Vers Palette Spring
La couleur des thermophiles dépend de la température de l’eau qui ruisselle
Palette Spring
L’eau suit des cheminements toujours en évolution
Les terrasses de Jupiter
Exemple de colonisation par des thermophiles
La couleur blanche indique une température extrêmement élevée
Les terrasses de Jupiter
Voici un nouveau chapitre de notre tour du monde qui s’achève. Il reste deux heures de route pour arriver à Bozeman où il y a un aéroport. Demain vol pour New York qui marquera la fin de ce périple unique !

