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Le Mag' de Tirawa : Carnet de voyage - Le pèlerinage des 88 Temples de Shikoku

Le pèlerinage des 88 Temples de Shikoku

Le pèlerinage des 88 Temples de Shikoku écrit par Christian JUNI :  Le Mag' de Tirawa

Carnet de voyage rédigé par Christian JUNI

Le pèlerinage des 88 Temples de Shikoku

Japon, Asie Pacifique

  1. Introduction
  2. 01Entre la France et Shikoku
  3. 02Temples de 1 à 6, île de Shikoku
  4. 03Temples de 7 à 10, île de Shikoku
  5. 04Temples de 11 et 12, île de Shikoku
  6. 05Temple 13, île de Shikoku
  7. 06Temples 14 à 19, île de Shikoku
  8. 07Temples 20 et 21, île de Shikoku
  9. 08Temples 22 et 23, île de Shikoku
  10. 09Temples 24 à 30, île de Shikoku
  11. 10Temples 31 à 36, île de Shikoku
  12. 11Temples 37 et 38, île de Shikoku
  13. 12Temples 39 et 40 île de Shikoku
  14. 13Temples 41 à 43, île de Shikoku
  15. 14Temples 44 à 47, île de Shikoku
  16. 15Temples 48 à 51, île de Shikoku
  17. 16Temple 52 à 59, île de Shikoku
  18. 17Ascension Mt Ishizuchi et Temple 60, île de Shikoku
  19. 18Temples 61 à 67, île de Shikoku
  20. 19Temples 68 à 79, île de Shikoku
  21. 20Temples 80 à 82, île de Shikoku
  22. 21Temples 83 à 87, île de Shikoku
  23. 22Temple 88, île de Shikoku. Transfert à Kobe
  24. 23De Kobe à Koya San
  25. 24De Koya San à Nara
  26. 25Kyoto
  27. 26Kyoto
  28. 27Kyoto
  29. 28Kyoto
  30. 29Osaka

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Les conditions d’entrée au Japon ont évolué de jour en jour, passant d’un isolement total à une ouverture complète du pays. Il y a encore quelques tracas administratifs mais globalement, grâce à la gentillesse et à la courtoisie extrême du peuple japonais, notre voyage entre Paris et Osaka s’est déroulé sans problèmes. Seul bémol ? La durée du voyage en avion ! Il a augmenté de quelques heures… guerre en Ukraine oblige. Ainsi, au lieu d’un trajet qui survole principalement la Russie, nous sommes passés au-dessus de la mer Noire, de la mer Caspienne, du Turkménistan, de l’Ouzbékistan, du Kazakhstan, de la Chine et de la Corée du Sud !

 

Photo de l’itinéraire suivi entre Paris et Osaka
Photo de l’itinéraire suivi entre Paris et Osaka

 

A l’arrivée à Osaka, nous sommes rapidement sortis de l’aéroport, et avec l’aide de Nicolas, notre agent local, nous sommes allés récupérer nos deux véhicules de location qui vont nous servir de camp de base mobile pour ce périple. Sans ces véhicules, il est impossible de réaliser ce circuit totalement en dehors des sentiers battus !

 

Déjà utilisée en 2018 lors d’un précédent périple entre autres sur Shikoku, la technique, lors des journées de marche, est la suivante : le premier minibus (appelons le V1) se rend à un point de départ défini (appelons le point A) avec la moitié du groupe. Marche de ce point A au point B, terme de cette journée de marche. L’autre moitié du groupe se rend avec le deuxième véhicule (appelons le V2) directement au point B et réalise la marche dans le sens inverse, de B vers A. Au milieu de l’itinéraire, les deux guides échangent les clefs (en fait cette année on planque les clefs sous chaque véhicule) et tout le monde se retrouve le soir à l’hébergement ou dans un autre endroit fixé d’avance. Cette technique sera utilisée lors de la majorité des journées de marche. 

 

Pour aujourd’hui donc, en route pour notre premier hébergement, situé sur l’île de Shikoku. Les deux chauffeurs (Luciano et votre serviteur) ont déjà des milliers de kilomètres en compteur sur les routes japonaises, alors pas de soucis. Ici, on roule à gauche, les règles de circulation sont strictes : 40 km/h dans les villages, 50 sur les routes nationales et 70 sur les autoroutes et dire que les français râlent ! Et au Japon, peu de bouchons : on ne peut posséder une voiture que si on a une place de parking privative ! 


L’autoroute va suivre le bord de la baie d’Osaka, passer à côté de Kobe puis emprunter un long pont suspendu qui relie la grande île de Honshu à celle d’Awaji-shima. Un autre pont suspendu (Onaruto bridge) relie cette île à celle de Shikoku. Sortie de l’autoroute au niveau du temple de Ryozenji. Nous sommes devant le temple n°1 du pèlerinage de Shikoku. Pas de marche aujourd’hui mais nous allons y faire un stop pour nous mettre dans l’ambiance et rendre hommage à Kukai.

 

Le temple de Ryozenji
Le temple de Ryozenji
Statue de Kukai
Statue de Kukai


C’est le personnage central qui rythme ce pèlerinage. Né en 774 dans une famille aristocratique, il reçoit de ses parents le prénom de Mao (poisson de vérité). Il devint Kukai en 804 à l’âge de 30 ans et eu le titre de Kobo Daishi en 921, longtemps après sa mort. Kobo Daishi signifie « grand instructeur qui a répandu la loi ». Nous irons d’ailleurs nous recueillir, après les 88 temples, devant son ultime refuge, à Koyasan (dans la péninsule de Kii, sur l’île de Honshu). 


Ici, un pèlerin s’appelle henro et le Japon étant un pays pétri de conventions, il est de bon ton d’avoir la panoplie complète du parfait disciple de Kukai. Dans le désordre nous allons pouvoir acheter (ou plus simplement contempler) :

  • le large chapeau de bambou tressé : sugegasa
  • la veste de coton blanc : hakui si elle est à manches longues ou oizuru si elle est à manche courte. Dans le dos de cette veste et en caractères japonais, il est écrit que le pèlerin n’a pas peur de la mort et qu’il est prêt à l’accueillir à tout instant !
  • l’étole portée autour du cou : wagesa. La couleur de celle-ci est fonction du nombre de tours complets déjà effectués
  • le credential, spécial Shikoku, où chaque temple a sa page : nokyosho. S’il n’y a qu’une chose à avoir, c’est bien ce petit livre. Trois sceaux rouges et une belle calligraphie viennent attester du passage dans un temple, moyennant 300 à 500 yens que l’on remet au moine copiste.
  • la musette blanche portée en bandoulière : zudabukuro. Ce sac sert à transporter les autres éléments indispensables à ce pèlerinage : bâtons d’encens, briquet, bougies, carte du chemin…
  • la clochette : jirei
  • le rosaire avec 108 perles polies : juzu
  • les cartes de visite : osame-fuda. Comme pour l’étole, la couleur est fonction du nombre de tour effectués : le blanc (1 à 4 tours), le vert (5 à 7 tours), le rouge (8 à 24 tours), l’argent (25 à 49 tours) et l’or (50 à 99).
  • le bâton : kongozue. Il est l’incarnation de l’esprit de Kobo Daishi. Autrefois, ce bâton servait aussi de stèle funéraire pour ceux qui mourraient en chemin. 

 
Après recueillement et shopping, direction la ville d’Awa où nous allons nous installer pour 3 nuits consécutives. 

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