Exploration dans la Péninsule Antarctique
Carnets de voyages - Amériques - Argentine - 01.01.2009
Au départ de Port Lockroy, un cimetierre de baleine
L'épisode beau temps fut de courte durée, laissant place à un petit vent frais chargé de quelques flocons de neige. Traversée en direction du nord de l'île Doumer. Débarquement en zodiac à la pointe Gauthier. On s'équipe et on s'encapuchonne dans des couches de Goretex et de fourrures polaires. Montée facile jusqu'à l'énorme rimaye infranchissable qui barre l'accès au sommet de l'île proprement dit. Retour vers 11 heures dans les entrailles chaudes du Kotick. Nos marins mercenaires, enveloppés dans des combinaisons étanches noires, les yeux protégés par des masques de ski (on dirait presque un commando du FLNC) se chargent de nous transférer jusqu'à l'île Enterprise, soit 45 milles plus loin. Le voilier remonte le canal Neumayer et lorsqu'il arrive dans le détroit de Gerlache, un vent contraire de 25 noeuds le prend de front. Changement de musique ... L'étrave monte puis plonge dans les flots. Nous voilà déjà dans un avant-goût de Drake. La bassine bleue reprend d'ailleurs très vite du service. Ce tour de manège, style montagnes russes, ne prend fin qu'en vue de l'épave d'un baleinier norvégien échoué dans une baie de l'île Enterprise. Il est 21 heures, la nuit tombe ... et nous devons nous amarrer à ce tas de ferraille. Manoeuvre délicate qui nécessitera quelques acrobaties réalisées par Paulo, en équilibre sur le bastingage rouillé de la baleinière (au risque, disons le franchement, de son intégrité " masculine ", photos jointes à l'appui). Ecoutes, contre écoutes, amarres à terre, pare-battage... la houle et le vent qui entrent dans cet abri naturel rendent les réglages délicats. Ce n'est que vers 23 heures que nous pouvons songer à préparer le dîner.
Zodiac sous la neige
Zone de débarquement, interdit de glisser !
Montée vers le Mont Doumer
Nous sommes aux mains d'un commando du FLNC
Arrivées sur les bords du baleinier échoué
Ambiance...
Paulo joue les acrobates au risque de sa masculinité